Ne vous enviez pas, ne vous haïssez pas

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, à Lui les bienfaits, la grâce est à Lui ainsi que les remerciements, et que Allah élève en degré notre maître Mouhammad, le meilleur envoyé, ainsi que tous ses frères les Prophètes, sa famille, les gens de bien, les purs.

Le Messager de Allah a dit : 


أمَّابَعْدُ،قَالَرسولُاللهِصَلَّىاللهُعَليهِوَسلَّمَ:

 

"لاتَحَاسَدواوَلاتَبَاغَضُواوَلاتَدَابرواوَكونواعِبَادَاللهِإخْوَانا".

 

ce qui signifie «Ne vous enviez pas les uns les autres, ne vous haïssez pas, ne vous tournez pas le dos, et soyez, esclaves de Allah, des frères » 

 

Parmi les maladies du cœur, il y a l’envie et la haine, et leur mal est grand, parce que si les musulmans s’enviaient et se haïssaient, ils se laisseraient aller pour ne pas ordonner le bien et interdire le mal et ceci est contraire à l’entraide au bien et à la piété. Les musulmans s’ils s’enviaient et se haïssaient, ils s’éloigneraient de faire le bien et de la piété.

 

L’envie qui est interdite, c’est espérer que le musulman perde un bienfait, tout en agissant, pour cette cause par le corps ou par la parole avec la langue, c’est cela l’envie interdite. Mais ce qui n’arrive pas à ce niveau, n’est pas interdit.

 

Quant au fait de se tourner le dos, c’est que celui-là rencontre son frère, puis lui tourne le dos, pour lui montrer qu’il le déteste ou il tourne son visage de l’autre côté. En cela il y a une nuisance envers le musulman. Ceci engendre le fait de ne plus se parler et de délaisser l’entraide pour ce qui nous est ordonné comme celle pour lever un mal ou s’acquitter d’un devoir.

Et ce qui aide à se débarrasser de ces choses, c’est de contredire son nafs–âme–. Contredire son âme aide à faire beaucoup d’actes de bien qui rapprochent de l’agrément de Allah.

Les saint de Allah n’ont atteint la sainteté que par le fait de contredire les passions de leur âme. Deux hommes parmi les esclaves vertueux de Allah se sont rencontrés, l’un trouvant l’autre se tenant dans les airs les jambes croisées assis en tailleur. Il lui a dit : comment as-tu obtenu cela ? Il lui a répondu : en contredisant mon âme. Cela veut dire que j’ai contredit mon âme. J’ai fait en sorte que mon âme soit soumise par l’acquittement des obligations, l’accomplissement de ce qui est recommandé, l’abandon des interdits et la contradiction des passions. En contredisant mon âme, Allah m’a donné ce prodige !!!

 

Certes, le nafs –l’égot de soi-même– aime la paresse qui le fait délaisser l’effort que l’on fournit pour les actes d’obéissance. Et dans les actes d’obéissance, il y a un effort : la prière parfois coïncide avec un temps où il fait un froid intense. Il se peut que l’homme ne s’efforce pas à utiliser de l’eau froide. Le croyant qui veut augmenter en degré, contredira son âme en supportant le froid rude. De même, dans le jeûne, il se peut qu’il coïncide avec une journée de grande et dure soif. Le croyant contraint son âme à supporter cette soif et ce qui est de cet ordre.

 

De même, le malade trouve de la paresse pour s’acquitter des prières et de ce que Allah a ordonné. Celui qui contraint son âme en s’acquittant de ce que Allah lui a rendu obligatoire, malgré sa maladie, pour gagner l’agrément de Allah, il lui est indispensable de supporter ces difficultés. De même, si un homme rencontre un autre homme, et qu’il agit en bien avec lui, mais que ce deuxième, n’agit pas en bien, avec le premier, alors le nafs –l’âme–, va suggérer au premier de rompre avec cet homme. Elle va lui dire : rompt avec lui, n’agit plus en bien avec lui et agit avec lui tout comme il agit avec toi ! Ici aussi, il est demandé de contredire son âme et de continuer à agir en bien, quoi que l’autre lui fasse.

De même, certaines personnes agissent en mal envers l’homme, sans raison. Il se peut qu’il l’insulte ou l’injurie sans que cela soit justifié. Celui qui contredit son âme et qui évite d’agir de la même manière c’est-à-dire de répondre au mépris par du mépris, et à l’insulte par une insulte, celui-là s’élève en degré, et se rapproche de l’agrément de Allah. Cela est l’état des saints et des Prophètes.

 

Les Prophètes parlent aux gens, auxquels Allah les a envoyés, pour les guider. Ils leur parlent de ce qui comporte leur sauvegarde dans l’au-delà. Puis la plupart des gens leur répondent par des insultes, en les évitant et en les délaissant. Mais les Prophètes restent patients. Ils les appellent à ce qui leur sera profitables dans l’au-delà, en supportant les dures nuisances allant même jusqu’à être frappés parfois par certains mécréants.

 

Puis, Allah tabaraka wa ta"ala, lui a révélé que ceux-là ne deviendront pas croyants : que parmi son peuple, très peu croiront ; environ quatre-vingt personnes, en majorité des hommes et peu de femmes. Il a commencé à faire des invocations contre eux, Allah a exaucé son invocation –il a demandé à Allah de ne laisser aucun d’entre eux vivant sur la terre–. Allah a ordonné à la terre de sortir ses eaux. L’eau s’est alors élevée au-dessus de la terre à quarante coudées. Puis l’eau de la pluie a commencé à tomber du ciel, telle des montagnes. Ce n’était pas comme les gouttes de nos jours.

Si l’eau n’était pas sortie de la terre, alors celle qui descendait du ciel l’aurait détruite. Mais cette eau qui descendait du ciel, la terre l’a supportée, grâce à celle qui en était sortie et dont la hauteur avait atteint quarante coudées. Allah ta"ala a anéantis. Il les a châtiés dans ce bas monde ; et dans l’au-delà ce sera encore plus intense.

Celui qui suit les traces des Prophètes, par le pardon face au mal, et la patience face aux difficultés et aux nuisances des gens, celui-là selon le jugement de Allah augmente en bien.

Contenir son âme au moment de la colère fait grandes causes pour être sauvé. Il y a en cela une préservation pour sa religion et son corps. L’homme lorsqu’il se met en colère et qu’il veut se venger de l’autre, il se peut qu’il soit touché en son corps et qu’il en périsse, qu’il soit blessé, ou atteint d’une maladie.

Dans la patience par ses trois sortes, il y a un rapprochement de l’agrément de Allah et une sauvegarde de beaucoup de catastrophes de ce bas monde. Et la plus difficile de ces sortes, c’est la patience pour se garder des interdits. Elle est celle qui est la plus dure pour l’âme. Contenir son âme face aux péchés est la plus dure des sortes de patience.