Les gens du samedi

           بسم الله الرحمان الرحيم    

Au bord de la mer rouge se trouvait le village de 'Aylah, ce village dont le récit été mentionné dans le Qour'ân honoré. C'était là que se trouvaient les gens du samedi, ceux-là qui ont désobéi et que Allâh a transformés en singes et en cochons.

Les juifs, avant l'avènement de la mission du Prophète, dissimulaient ce récit en raison de ce qu'il comporte comme blâme et humiliation à leur égard. Il s'agit de ce qui était arrivé à certains d'entre leurs prédécesseurs parmi les fils de Isrâ'il qui ont été anéantis et transformés. Mais Allâh les a dévoilé dans le Qour'ân honoré par la révélation à Son prophète MouHammad de ce récit afin de mettre en garde les juifs contre leur entêtement, leur orgueil et leur refus de la foi en Son prophète MouHammad. Il leur rappelle ainsi ce qui était advenu à leurs frères au village de Eilat. Quel était donc ce récit ?

Les musulmans parmi les fils de Isrâ'il du temps de leur prophète Dâwouud et même avant, s'abstenaient de travailler, de faire le commerce, l'industrie et la pèche le samedi. Cela était interdit dans leur Loi, par épreuve de la part de Allâh. C'était également pour montrer aux gens qui s'attacheraient à Ses ordres et qui Lui désobéiraient. Les gros poissons tout comme les petits venaient le samedi et devenaient si proches, tant qu'ils pouvaient les attraper à la main. En effet, ils avaient été inspirés qu'ils ne seraient pas pêchés ce jours là car Allâh ta"âlâ a interdit aux fils de Isrâ'il de les pêcher.

Les poissons venaient donc en grandes quantités jusqu'à la plage du village de " 'Aylah" et s'y rassemblaient en grands nombres.
Les gens ne leur faisaient pas peur. Par contre les autres jours, les gros et les petits poissons restaient au fond de l'eau et on n'en voyait aucun jusqu'au samedi d'après. Seulement la "nafs" est maligne. Rapidement, le chayTân l'entraîne à la désobéissance et au mal. Un des habitants du village a désiré un jour manger des poissons. Le chayTân l'a entraîné et lui a embelli la ruse pour en pêcher ce qu'il désirait. Il était parti un samedi au bord de la mer et a vu un grand poisson nager près de lui.

Il a alors attaché sa queue avec une corde et l'a nouée à un piquet sur la plage et est parti.
Lorsque la journée s'est écoulée, cet homme est revenu et a pris ce poisson jusqu'à chez lui. Il l'a nettoyé et l'a grillé. Son odeur s'est propagée autour de sa maison. Ses voisins sont alors venus l'interroger à ce sujet. Il a nié ce qu'il avait fait. Comme ils insistaient il leur a dit : ce n'est que la peau d'un poisson que j'ai trouvé et que j'ai grillé.

Le samedi d'après, il a refait la même chose. Quand les gens ont senti de nouveau l'odeur de la grillade, ils l'ont interrogé. Il leur a dit : si vous voulez, faites comme j'ai fait. Ils lui ont alors dit : qu'as-tu donc fait ?

il leur a appris et ils ont fait comme lui. Ils se sont appliqués à déployer d'autres ruses : certains ont creusé des trous liés à la mer par des couloirs faciles à boucher. Le samedi, les poissons venaient et entraient dans ces trous. Ou encore, ils partaient sur des embarcations en mer au loin, et amenaient les gros poissons à entrer dans ces trous. Après quoi ils bouchaient les issues et les poissons s'y trouvaient bloqués. Il s ne pouvaient plus sortir à cause de la faible quantité d'eau. Ensuite, ils prenaient les poissons le dimanche.

Cela s'était beaucoup propagé tant que de nombreuses personnes le pratiquaient. Ils en étaient arrivés jusqu'à les pêcher le samedi au grand jour et à les vendre sur les marchés. Cela était une des plus grandes injustices. Lorsque les désobéissants ont montré au grand jour leur méthode, les savants musulmans des fils de Isrâ'il leur ont interdit cela. Ils leur ont rappelé la crainte de Allâh mais il n'avaient pas accepté. Ils construirent un mur dans le village entre eux et les désobéissants et ne les considérèrent plus comme des habitants de leur village.

La nuit, est parvenu le châtiment de Allâh : il a châtié ceux qui ont désobéi. Il a transformé les jeunes d'entre eux en singes et les plus âgés en cochons tout comme il a été dit. Ceux qui avaient ordonné le bien et interdit le mal s'étaient levés au matin pour partir à leur besognes, leur mosquées et leurs lieux de réunions mais n'ont vu aucun des désobéissants. Ils s'en étaient étonnés et s'étaient interrogés les uns les autres à leur sujet. L'un d'entre eux plaça une échelle contre le mur et la monta. Lorsqu'il aperçut les gens, il vit une chose surprenante : les désobéissants étaient devenus des singes ayant des queues qui criaient et sautaient les uns sur les autres. Et des cochons qui émettaient des sons très laids. Ils leur ouvrirent alors les portes et pénétrèrent. Chaque singe venait alors auprès de son proche parent humain, sentait ses habits et pleurait. L'humain lui disait : n'est-ce pas que nous vous avions interdit de faire ce que vous avez fait ? Le singe hochait alors la tête pour dire oui. Avant leur transformation, ils s'étaient divisés, comme cela a été interdit, en trois groupes : un groupe qui a désobéi et a pêché les poissons et ils étaient environs soixante-dix mille qui ont été transformés, un groupe qui a interdit de faire le péché et qui s'était abstenu de le faire qui a interdit de faire le péché et qui s'était abstenu de le faire et ils étaient douze mille, et un groupe qui s'était abstenu de faire le péché, mais qui n'a pas interdit ni désobéi.

Ce dernier groupe disait ainsi au deuxième qui a interdit le péché : "Pourquoi vous exhortez un peuple de désobéissants que Allâh va sûrement faire périr et châtier?". En effet ils prévoyaient cela lorsque le premier groupe avait contredit l'ordre de Allâh ta"âlâ et après qu'ils aient su ce que Allâh a fait des communautés désobéissantes antérieures. Ceux qui avaient interdit le mal avait alors répondu : "Notre exhortation est à titre de rappel, puissent-ils faire preuve de piété et abandonner leur péché". Allâh n'a fait périr que le groupe des désobéissant et a sauvé le groupe qui a interdit et celui qui n'a pas désobéi.

Ceux qui avaient été transformés n'étaient pas restés en vie plus de trois jours. Ils n'avaient pas mangé durant ces jours-là ni même bu. Ils n'avaient pas eu de descendance . Ils représentaient une grande leçon de morale pour les communautés qui étaient venue après eux, tout comme pour ceux qui les avaient vus ou ont appris leur récit.