L'histoire d'un vertueux

    بسم الله الرحمان الرحيم  


C'est l'histoire d'un homme pieux vertueux , qui avait très faim...

Cet homme pieux a mangé un fruit qui provenait d'un arbre, dont le propriétaire était absent... (Il a donc mangé un fruit qui lui était illicite.)
Pour se repentir alors, il a beaucoup voyagé, pour retrouver le propriétaire et lui demander le pardon.
Une fois le propriétaire trouvé, il lui dit alors :" pouvez-vous me pardonner , j'ai mangé un fruit qui m'était illicite"..
Il lui répondit : "Oui je te pardonne , mais à une condition: Que Tu épouses ma fille."
Le pieux dit alors : "Oui j'accepte , si c'est pour que je sois pardonné."

Mais attention : ma fille ne voit pas, ne parle pas, ne marche pas et n'entend pas. (pour voir si le pieux était sincère et bon..)

Le pieux dit alors : j'accepte.

Ils se sont alors mariés. La fille du propriétaire et l'homme pieux.
Mais lorsque cet homme entra chez lui pour retrouver sa femme...
Il dit :" as s-salaamou "alaykoum" en s'adressant aux anges, puisqu'il pensait que sa femme était sourde.

Mais c'est alors que sa femme lui répondit : wa "alaykoumou s-salaam.

En fait, la femme ne regardait pas le haram, ne parlait pas dans le haram, ne marchait pas pour aller commettre du haram et n'écoutait pas des sons /paroles haram....

Quels beaux comportements .... ma cha' Allah , que Allah nous accorde les Hauts degrés ! 'aamiin !


L'invocation exaucée

   بسم الله الرحمان الرحيم                   


Un commerçant invita un de ses amis à partager une table de nourriture. Quand ils eurent terminé, ils voulurent boire du vin, que Allâh nous en préserve. Ce commerçant ordonna à son serviteur, qui lui appartenait et s'appellait ManSouur, d'aller au marché pour leur ramener du vin.

Il lui dit : "Achètes-en, et si tu n'en ramène pas, je te frapperai violemment." Le serviteur partit au marché, craintif et il avait avec lui quatre dirham.

Le serviteur passa à côté d'une mosquée et il entendit la voix d'un wâ"iDH -quelqu'un qui exhorte- qui était appelé Chaykh ManSouur Ibnou "Ammâr. Il parlait aux gens qui étaient en cercle autour de lui. Le serviteur ManSouur sentait comme si quelqu'un le poussait pour qu'il entende ce Chaykh. Il entra et trouva le Chaykh demandant de l'argent pour un pauvre assis auprès de lui.

Et il disait : "Celui qui lui donnera quatre Dirham, je fera en sa faveur quatre invocations, et tous ceux qui seront présents diront Aamin."

C'est alors que le serviteur s'avança entre les présents, là où se trouvait le Chaykh. Il sortit les dirhams, les quatre qui se trouvaient dans sa poche et les donna au pauvre qui pleura lorsqu'il reçut l'argent. C'est alors que le Chaykh ManSouur dit au serviteur : "Qu'est-ce que tu veux que je te fasse comme invocation ? "

Il a dit : " Je voudrai que Allâh ta"âlâ fasse que je retrouve ma liberté. "C'est alors que le chaykh fit une belle invocation et tous les gens ont dit d'une même voix : " Aamin" de sorte que tout l'endroit tremblait de la force du son.

Le chaykh dit au serviteur : "Et quelle est donc ta deuxième demande, jeune homme ?"
Il lui a dit : "Que Allâh "azza wa jall me donne à la place de ces dirham parce que je ne voudrais pas utiliser mon argent dans l'interdit, j'essayais d'échapper à ce qu'on me demandait de faire. On me demandait de faire un acte que Allâh ta"âlâ n'agrée pas et qui me fait charger d'un grave péché qui est d'aider mon maître à désobéir à Allâh"
C'est alors que le Chaykh leva les mains et lui fit des invocations pour que Allâh remplace ce que le serviteur avait donné par ce qui est plusieurs fois supérieur à cela et les gens de l'assistance dirent " Aamin" tous ensemble.

Le Chaykh lui dit : "Et maintenant, quelle est donc ta troisième invocation que tu veux que je te fasse, afin que ceux qui sont présent disent Aamin ? "
Le serviteur, craintif pour lui-même et dit : " Je voudrais que tu invoques Allâh ta"âlâ pour qu'Il accorde le repentir à mon maître du fait qu'il boive du vin."
Le Chaykh leva les mains et dit de belles invocations à haute voix dont l'écho s'entendait dans toute la mosquée et tout l'assistance disait "Aamin".

Le Chaykh dit ensuite à son serviteur : "Et maintenant quelle est donc ta quatrième invocation ? " Il a dit : "Que Allâh me pardonne, ainsi qu'à mon maître et à toi et à ceux qui sont présents" . C'est alors que le Chaykh leva les mains, invoqua, et les gens dirent "Aamin" pour ses invocations.

A la fin, le serviteur retourna auprès de son maître qui l'attendait en colère. Il l'interrogea au sujet de ce retard.

Le serviteur dit à son maître ce qui s'est passé et il lui a dit : "Et qu'est-ce qu'il a fait comme invocation ? " Il a dit : "J'ai demandé pour moi-même de devenir libre." Son maître lui dit : "Va, tu es libre, je fais cela par recherche de l'agrément de Allâh" Il lui dit : "Et la deuxième, quelle est-elle ?" Il lui a dit : "Que Allâh m'accorde d'autres dirham en remplacement" Son maître lui dit : "Je te donne quatre mille dirham" Il lui a dit : "Et la troisième ?" "C'est que Allâh t'accorde le repentir." Le commerçant dit : "Je fais le repentir pour Allâh "azza wa jall. Et quelle est la quatrième ?" "C'est que Allâh me pardonne, te pardonne, ainsi qu'au Chaykh et aux présents" Le commerçant lui dit : "Ceci revient à Allâh tabâraka wa ta"âlâ".

Et lorsque le commerçant s'endormit la nuit, il vit dans le rêve quelqu'un qui lui a dit :"Toi tu as fait ce que tu devais faire et Allâh ta"âlâ fait ce qu'Il veut. Allâh te pardonne, au serviteur, à ManSouur et à ces ceux qui étaient présents."


La jarre en or

  بسم الله ارحمان ارحيم   


On raconte que par le passé, dans une région, un vertueux a exercé plusieurs métiers, il a ainsi réussi à rassembler une certaine somme d'argent qui pouvait lui permettre d'acheter un terrain. Quelqu'un lui a appris qu'un pieux du village voulait vendre son terrain il a alors décidé de le voir.

Au matin, l'homme vertueux est parti vers ce terrain dont la superficie et l'emplacement lui ont plu, d'autant plus que le soleil parcourait ce terrain de son levant jusqu'au couchant. Il a donné à son propriétaire pieux le montant qu'il voulait, et qui était très convenable. Ils étaient tous deux d'accord : le premier a pris le terrain et le deuxième son argent.

Le nouveau propriétaire du terrain a commencé par travailler la terre pour y préparer la construction d'une maison et d'une ferme. Il a fait venir des ouvriers afin d'enlever les grosses pierres qui empêchaient le passage et la construction. Alors qu'il aidait l'un d'entre eux à soulever un rocher, ils furent surpris de trouver une vielle jarre pleine d'or !

L'homme vertueux a transporté cette jarre en or. Il ne l'a pas cachée, mais il l'a emmenée à l'ancien propriétaire du terrain. Il lui a dit : "Prends ton or. Je t'ai acheté le terrain, mais je n'ai pas acheté l'or." L'autre lui a répondu : "Mais je t'ai vendu le terrain et ce qu'il contient." Et aucun des deux n'a voulu prendre l'or.

Les gens du village furent surpris par ce qui s'était produit. Et la nouvelle s'est vite propagée d'une personne à une autre, comment chacun des deux ne voulait pas prendre la jarre d'or pour lui, mais voulait la donner à l'autre, à un tel point que les deux hommes vertueux se sont mis d'accord pour se rendre auprès d'un juge "qâDî" équitable.

Les deux hommes sont partis voir le qâDî qui les a entendus et qui a ainsi appris ce qui s'était produit en détail. Les gens du village s'étaient rassemblés, car ils voulaient savoir ce que le qâDî allait prononcer comme jugement : cette affaire était en effet devenue leur sujet de discussion. Ils se sont donc mis à attendre le jugement du qâDî.
Allâh ta^âlâ a inspiré à ce qâDî équitable, de demander à ces deux hommes vertueux : "avez-vous des enfants ?" Le Premier a répondu : "J'ai un jeune homme." L'autre a dit : "J'ai une fille." Alors le qâDî a déclaré : "Donnez en mariage la fille au jeune homme. Et dépensez pour eux deux à partir de cette jarre d'or et donnez de l'aumône." Les deux hommes ont accepté cette idée et ils l'ont mise en pratique. Et tous ont vécu dans un bien-être et une sérénité par la grâce de Allâh ta"âlâ.


L'herboriste rembourse ses dettes par la barakah du Prophète

   بسم الله الرحمان الرحيم


On rapporte qu'un herboriste d'al Karkh près de Baghdad avait beaucoup de dettes. Il avait fermé son magasin et était resté chez lui. Il se mit à faire des invocations, des supplications et le tawassoul par le messager de Allâh Salla l-Lâh "alayhi wa sallam, durant de nombreuses nuits. Il était extrêmement gêné parce que les créanciers lui réclamaient leur du.

Une nuit, il s'endormit et vit le messager de Allâh dans son rêve. Il se plaignit à lui de ses difficultés. Le prophète élu lui demanda alors d'aller voir le ministre "Aliyy Ibnou "Iiçâ car il lui avait ordonné de lui donner quatre cents dinars.

Au matin, l'herboriste heureux de son rêve se rendit auprès du ministre qui était l'équivalent d'un chef de gouvernement de nos jours. Personne ne le reconnut. Il s'assit en attendant l'autorisation d'entrer. L'assemblée dura si longtemps qu'il s'apprêtait à s'en aller.

Mais avant de partir, l'herboriste dit au portier : "Dis au ministre que je suis un homme qui a vu le messager de Allâh et je voudrais lui raconter mon rêve". Alors le portier lui répondit tout étonné : "Mais c'est donc toi l'homme du rêve du ministre ! Il a envoyé depuis ce matin des gens pour te rechercher."

Le portier rentra pour annoncer la nouvelle au ministre qui lui ordonna alors de faire rentrer rapidement rapidement l'herboriste. Le ministre lui posa des questions sur sa situation, sur lui et sur maison. L'herboriste répondit à tout cela. Le ministre lui dit : "J'ai vu le messager de Allâh dans le rêve de m'ordonner de te donner quatre cents dinars. je ne savais pas qui pouvait m'indiquer où tu étais et j'ai envoyé des gens à ta recherche."

Il ordonna alors qu'on lui donne mille dinars puis lui dit : "Ceci, c'est 400 dinars sur ordre du messager de Allâh et 600 dinars, c'est un don de ma part." L'homme lui dit : "Non par Allâh, je ne voudrais pas prendre plus que ce que le messager m'a ordonné de prendre car j'espère le bien et les bénédictions en cela."

L'herboriste sortit et partit proposer aux créanciers de rendre leur dû alors que ses dettes s'élevaient à 600 dinars. Ils lui dirent : "Nous patienterons trois ans, ouvre à nouveau ton magasin avec ces dinars et refait ton commerce." Il n'accepte pas sans leur avoir donné le tiers de leur bien. Il leur remit 200 dinars et ouvrit à nouveau son magasin avec les 200 dinars restants. Avant même qu'une année se soit écoulée, il avait gagné mille dinars et avait remboursé le reste de ses dettes, tout cela par la barakah du messager de Allâh.


L'étonnant chameau

Il y a bien longtemps, un commerçant se mit à voyager dans le désert, sur un chameau, chargé de marchandises. Après avoir parcouru une grande distance, le commerçant fut saisi d'une immense fatigue due à une chaleur écrasante. Aussi, le voyageur se mit à scruter à l'horizon à la recherche d'un havre de frâcheur. Il trouva deux palmiers, s'y arrêta et descendit de son chameau pour s'y étendre un instant. Il attacha son chameau à l'un de deux palmiers et s'endormit tranquillement.

Lorsque le commerçant se réveilla, il fut surpris de constater que son chameau avait disparu. Sa corde était coupée. Il se mit à le chercher derrière les dunes avoisinantes et auprès des oasis mais il ne trouva pas sa trace. Il s'assit sur un rocher, dépité et se mit à réfléchir.

Tandis qu'il se tenait ainsi, tourmenté, un homme s'assit auprès de lui et lui dit : "Aurais-tu perdu un chameau boiteux et borgne?!" Le commerçant lui répondit tout heureux : "Oui !" L'inconnu lui demanda : "Ne transportait-il pas du miel sur l'un de ses flancs et du blé sur l'autre?" L'homme lui répondit : "Oui, c'est vrai, peux-tu me conduire à lui ?" L'homme se mit à rire et lui dit : "Je ne l'ai pas vu !" Les deux hommes se disputèrent et partirent voir le juge (al-qâdiy).

Lorsque le juge interrogea l'homme pour savoir s'il avait volé le chameau, celui-ci lui dit : "Non !" Le juge lui demanda alors de lui indiquer qui était le voleur. L'homme répondit : "Je ne sais pas!" C'est alors que le juge lui demanda : "Mais comment as-tu eu connaissance de tous ces détails concernant le chameau?" L'homme répondit : "J'ai passé ma vie à la campagne, et j'ai acquis un sens aigu de l'observation."

Le juge lui dit alors : "Dis-moi ! Comment as-tu su pour le chameau de ce commerçant ?" L'homme lui dit : "Je suis passé près des traces de ce chameau, et j'ai su que son maître l'avait perdu car je n'ai pas trouvé de traces d'humain à côté des siennes. J'ai vu qu'il n'avait brouté d'herbe que d'un seul côté aussi, j'en ai déduit qu'il était borgne."

Le juge étonné, lui dit : "Poursuis !" L'homme continua : "J'ai vu que l'une de ses pattes n'avait presque pas laissé de traces. j'en ai déduit qu'il était boiteux. Les fourmis qui se trouvaient d'un côté m'ont indiqué que c'est du blé qu'il transportait pour moitié. Les mouches présentes de l'autre côté m'ont appris que l'autre moitié de ce qu'il portait, était du miel."

Le juge fut étonné de son sens de l'observation et ordonna qu'on le délivre. l'homme ressortit libre et partit avec le pauvre commerçant à la recherche du chameau. Ils le trouvèrent non loin de l'endroit où l'inconnu avait trouvé ses traces. le commerçant le rattrapa et le remercia pour son aide, cet homme à l'intelligence si fine.