La femme qui coiffait la fille de Pharaon

Pharaon le tyran habitait dans un grand palais. Autour de lui vivaient des serviteurs et des gens agissant sous ses ordres. Il était connu que Pharaon était injuste. Il nuisait aux musulmans ui eux, suivaient notre maître Mouuçâ "alayhi salam. Dans son palais vivait une servante musulmane qui dissimulait son Islam. Sa fonction était de coiffer les cheveux de la fille de Pharaon.

Un jour où cette femme peignait les cheveux de la fille de pharaon, le peigne glissa de ses mains. C'est alors qu'elle dit : "Bismi l-Lâh". La fille de Pharaon fut étonnée et dit à cette coiffeuse : "As-tu donc un Seigneur, un Dieu autre que mon père ?!" Son père prétendait en effet la divinité et beaucoup de gens d'Egypte l'adoraient au lieu d'adorer Allâh. C'est alors que la coiffeuse lui répondit : "Mon Seigneur et le Seigneur de ton père, c'est Allâh". La fille fit alors part de cette affaire à son père Pharaon. Quand ce dernier prit connaissance de l'état de cette coiffeuse musulmane, il ordonna à ses soldats de faire bouillir un récipient plein d'eau. Il la fit venir accompagnée de ses enfants et lui ordonna d'abandonner sa religion, l'Islam. Mais elle s'y refusa et elle persévéra sur l'islam.

Pharaon, le mécréant, le tyran ne put se contenir. Il exigea qu'on jette les enfants de cette femme dans l'eau bouillante et ce, devant ses yeux. Alors qu'elle pleurait, le premier enfant mourut sous son regard. Puis Pharaon renouvela sa demande pour qu'elle devienne mécréante mais elle refusa de nouveau. Il jeta son deuxième enfant qui mourut à son tour. Les os s'entreposèrent au fond du récipient et la chair flotta à la surface de l'eau bouillante.

Quand vit le tour du plus jeune enfant qui était encore un nourrisson et qui était alors dans ses bras, elle pleura beaucoup. Par honneur et prodige pour cette coiffeuse, Allâh ta"âlâ fit prononcer à l'enfant ces mots pour sa mère : "Mère, patiente, tu es sur la vérité, et le châtiment de l'eau-delà est bien plus terrible que le châtiment du bas monde."

Les soldats lui prirent son bébé et le jetèrent dans l'eau. Il mourut. Enfin, ils la plongèrent à son tour. Elle ne laissa pas l'Islam et elle mourut martyre.
Avant d'être jetée dans l'eau bouillante, cette coiffeuse avait demandé qu'on rassemble ses os et ceux de ses enfants pour qu'ils soient enterrés dans une même tombe. C'est ce que firent les soldats.

Des centaines d'années plus tard, tandis que notre maître MouHammad était dans le voyage de Al-'Isrâ', le voyage nocture, et qu'il était sur le dos de Al-Bourâq, notre maîtrre Jibrîl était avec lui, et il sentit alors une belle odeur émanant de la tombe de cette coiffeuse et de ses enfants, comme si elle le saluait. Que Allâh l'agrée et lui donne satisfaction.


La rétribution de la trahison

Le soir venu, les marchés fermèrent leurs portes. L'un des commerçants resta seul après avoir vendu toute sa marchandise. Etranger à cette ville, il ne savait pas comment en sortir. Il avait peur des brigands, qu'ils lui prennent son argent ou qu'ils le tuent. Il vit alors un homme debout près de la porte de sa maison. Il lui demanda s'il pouvait dormir chez lui. L'homme accepta et le fit entrer.

Le propriétaire de la maison présenta de la nourriture à l'invité. Il avait un jeune fils et touts trois se mirent à discuter. Le propriétaire de la maison comprit alors que le commerçant avait avec lui beaucoup d'argent fruit de son commerce. Il mit dans son coeur l'intention de le tuer et de lui enlever son bien. Il réfléchit sur le moyen de le faire et attendit jusqu'au moment du coucher.

Le fils avait sa propre chambre pour dormir. Le propriétaire de la maison prépara pour faire dormir le commerçant avec son fils. Le jeune homme et le commerçant s'endormirent. Le propriétaire de la maison mémorisa l'emplacement de chacun, éteignit la lumière et sortit. Le fils n'avait pas connaissance de la mauvaise intention de son père.

Le propriétaire de la maison veilla dans l'attente de mettre à exécution son plan pour se débarrasser du commerçant. Quelques instant plus tard, son fils se leva pour faire ses besoins. A ce moment-là, le commerçant changea de position durant son sommeil pour occuper la couche du jeune homme. Ce dernier une fois revenu trouvant le commerçant dans son lit, s'endormit dans le lit d'à côté.

Le propriétaire de la maison ne vit rien du changement. Il pénétra furtivement dans la chambre. Il se dirigea ensuite vers la couche sur laquelle était censé dormir le commerçant et mit un oreiller sur le visage de celui qui s'y trouvait. Ce dernier trembla sous ses mains, essaya de se débarrasser de celui qui voulait le tuer mais en vain, il mourut étouffé.

Le commerçant se réveilla de son sommeil et vit le propriétaire de la maison entrain d'étouffer son fils. Il comprit alors ce qu'il voulait faire, se mit à crier et s'enfuit. Le propriétaire de la maison se retourna étonné de voir le commerçant vivant. Il pensait en effet que celui qui occupait la deuxième couche était son propre fils !

Les voisins se rassemblèrent alertés par les cris et sortirent de chez eux. Le commerçant leur raconta l'histoire. C'est alors que le propriétaire sortie de chez lui pour essayer de rattraper le commerçant. Les voisins attrapèrent l'hôte du commerçant et l'emmenèrent à la police. Il reconnut alors son acte atroce et la situation dans laquelle il s'est retrouvé de ses propres mains.


Une générosité merveilleuse

On rapporte qu'un vertueux qui s'appelait Chaykh Safwaan fut atteint d'une maladie appelée al-fâlij : il s'agit de l'hémiplégie, une maladie qui se traduit chez la personne par la perte de toute faculté motrice. Le Chaykh Safwaan fut donc paralysé de la moitié de son corps et cela était fort préjudiciable pour lui. Il vivait avec son épouse et elle s'occupait de lui. Elle lui donnait ses médicaments, veillait sur lui de jour, comme de nuit et prenait particulièrement soin de lui.

La maladie du Chaykh Safwaan se prolongea, et du fait de cette maladie, il ne mangeait que très peu. Un jour, il eut de l'appétit et souhaita manger du poulet. Il en informa sa femme. Celle-ci était heureuse car elle pensait qu'il pourrait ainsi reprendre des forces. Elle alla donc au marché afin de lui acheter un poulet et le nécessaire pour le cuisiner puis retourner à la maison.

De retour chez elle, elle prépara le repas avec soin et minutie. Elle le lui avait présenté avec un dessert de sucreries appétissantes, car elle espérait que son mari mangerait ce dont il avait envie après cette longue maladie. Ensuite, elle apporta ces différents mets à l'endroit où il dormait et le réveilla avec douceur. Le Chaykh Safwaan, ouvrit les yeux, la remercia pour ce qu'elle avait fait et pour les efforts qu'elle avait fournis pour lui.

Au moment où il leva sa main pour prendre la première bouchée, il entendit un pauvre frapper à la porte qui disait : "Donnez-moi une aumône, que Allâh vous fasse miséricorde !" Le Chaykh Safwaan posa alors sa main et dit à son épouse : "Prends cette nourriture et donne-la lui." L'épouse fut surprise, elle qui était si heureuse que son mari lui demande pour la première fois depuis sa maladie un repas dont il a envie.
Mais l'épouse obéissante qu'elle était n'a émis aucune objection ; au contraire, elle essaya de gagner sa satisfaction en proposant quelque chose de plus intéressant pour ce pauvre qui se tenais dehors. Elle dit à son mari : "Je vais lui donner une chose qu'il aimera davantage et qui peut lui profiter encore plus." Les yeux du Chaykh Safwaan brillèrent de joie et il lui dit : "Et quoi donc ?!" Elle lui répondit : "Donne-lui la somme équivalente au prix payé pour préparer ce repas. Ainsi, tu pourras manger ce que tu souhaitais."

Le Chaykh Safwaan fut heureux de la proposition de son épouse bonne et obéissante. Il lui dit : "Tu as bien fait ma chère épouse. Lève-toi et amène-moi mon argent." Elle se dirigea rapidement vers sa chambre, apporta trois dinars en or pendant que son mari l'attendait et que le pauvre était devant la porte. Une fois de retour, elle dit à son époux : "Voici les trois dinars que je vais lui donner."

Son mari lui rétorqua : "Attends."
L'épouse étonnée, s'interrogea et questionna son mari. Il lui répondit : "Pose les trois dinars sur le plateau de nourriture et donne le tout au pauvre." C'est alors que la bonne épouse comprit que son mari, le Chaykh Safwaan préférait nourrir ce nécessiteux aux dépens de lui-même. Et son acte était une preuve de son extrême générosité. Elle donc cela au pauvre, heureuse de ce geste, tout comme le Chaykh Safwaan pour ce qu'il avait fait par recherche de l'agrément de Allâh.


Ne t'empresse pas

L'on rapporte qu'un chasseur arabe fameux, du nom de Al-Kouça"iyy, sortit un jour en quête de quelque gibier à tirer.

Arrivé dans la vallée toute proche, il aperçut au loin parmi les arbres épars, une plante à l'allure droite dont le bel aspect lui plut. Elle appartenait à une variété dont le bois donnait des arcs forts robustes. Il l'arracha aussitôt, l'emporta pour la replanter dans son terrain.

Al-Kouça"iyy prit grand soin de sa nouvelle plante, l'arrosa et la surveilla jour après jour avec l'attention qu'il eût mise à s'occuper d'un de ses propres enfants. Lorsqu'elle devint un arbre et que le tronc en fut assez long, il la coupa et la mit à sécher. Plus tard, armé d'un outil tranchant, il s'employa à la tailler et en obtint un arc bien robuste sur lequel il fixa une puissante corde. Le résultat était une arme fort agréable à regarder.

De l'arbre, Al-Kouça"iyy prit ce qu'il restait de branches, les tailla à leur tour et en fit cinq belles flèches toutes tranchantes qu'il plaça dans une gibecière réservée à cet effet. Il mit sa gibecière à l'épaule, empoigna son arc et s'en alla chasser, emmenant avec lui son chien, qui l'accompagnait toujours dans ses sorties.

Il faisait nuit lorsqu'il sortit. la lune qui était pleine répandait sa clarté au-dessus de la vaste forêt. Al-Kouça"iyy s'approcha d'un ruisseau calme duquel les gazelles avaient l'habitude de s'abreuver. Dissimulé derrière des arbrisseaux, il guetta l'arrivée de quelque gibier sur lequel il essaierait sa nouvelle arme et ses flèches affûtées. Il attendit ainsi près d'une heure.

Prêtant l'oreille, Al-Kouça"iyy sentit s'approcher un troupeau de zèbres. Il arma son arc de l'une des cinq flèches, tira sur la corde et, profitant de la lumière de la lune, concentra son regard sur une gazelle rapide. Quand elle fut à portée de flèche, il tira. La flèche partit tel l'éclair puis il y a eu une étincelle. Al-Kouça"iyy crut que la flèche avait manqué sa cible pour aller s'écrase rcontre un bloc de silex.

Surpris, Al-Kouça"iyy réarma son arc. Un deuxième troupeau arriva rapidement. Il tira sa flèche et, quoiqu'il eut bien visé, il se produisit la même chose qu'auparavant : il vit de nouveau une étincelle, conséquence du choc du projectile avec le rocher. Il en demeura éberlué. Il attendit quelques minutes encore, jusqu'à l'arrivée d'un nouveau troupeau. Il réitéra les mêmes gestes, tirant ainsi le reste des cinq flèches qui toutes finirent contre le rocher.

Voyant comment les choses se paient, Al-Kouça"iyy se mit dans une grosse colère. Il saisit une grosse pierre avec laquelle il brisa l'arc. le jour à ce moment-là venait de pointer, Al-Kouça"iyy regarda vers le rocher et vit cinq gazelles qui se débattaient dans leur sang au même endroit, et les cinq flèches toutes souillées de sang. En effet, chacune de ses flèches avaient transpercé de part et d'autre le corps des gazelles, tellement le stirs avaient été puissants.

Al-Kouça"iyy poussa alors un cri de rage pour la manière dont il venait de perdre son arc mais...il était trop tard.