le tayammoum

Celui qui n'a pas trouvé d'eau ou pour qui l'eau est nuisible fait le tayammoum : après le commencement du temps de la prière, et après l'élimination de toute najaçah non tolérable,

 

Commentaire : Celui qui est dépourvu d’eau, soit réellement, soit de fait, il lui est permis de faire le tayammoum. Être réellement dépourvu, c’est ne pas trouver d’eau dans une distance dans laquelle il est un devoir de la chercher, comme dans le cas où l’eau est au-delà de la limite de proximité par rapport à l’endroit où il se trouve. Dans ce cas, il ne lui est pas un devoir de la chercher. La limite de proximité a été évaluée à environ un demi farsakh [1]. Par contre, celui qui a su qu’il y a de l’eau dans la limite de proximité est alors considéré comme disposant d’eau, il ne lui est donc pas valable de faire le tayammoum. S’il ne s’est pas assuré de cela, il lui est un devoir de la chercher dans la limite de secours qui est la distance dans laquelle ses compagnons de voyage l’entendraient s’il appelait. Cette distance a été évaluée à trois cents coudées légales. La coudée est équivalente à deux empans. S’il ne trouve pas d’eau dans cette limite, il est considéré comme étant dépourvu d’eau.

Être dépourvu d’eau de fait, c’est par exemple dans le cas où il y a un fauve ou un ennemi entre lui et l’eau qui est à proximité de lui, ou encore dans le cas où il a besoin de l’eau pour la boire, il lui est valable dans ce cas-là de faire le tayammoum bien qu’il y ait de l’eau.

 

Quant à celui qui a fait le tayammoum sans chercher l’eau, son tayammoum n’est pas valable en raison de Sa parole ta"ala :

 

[ فَلَمْ تَجِدُوا مَاءً ]

 

(falam tajidou ma’an)[sourat Al-Ma’idah / 7] ce qui signifie : « Et si vous ne trouvez pas d’eau ».


Quant à la nuisance qui rend permis le tayammoum, c’est par exemple dans le cas où il craint d’utiliser l’eau pour lui-même, pour l’un de ses membres ou le prolongement de sa maladie.

Le tayammoum n’est valable qu’après l’entrée du temps de la prière.

Il est également une condition que le tayammoum ait lieu après avoir éliminé la najaçah si elle se trouve sur son corps. S’il fait le tayammoum avant cela, ce n’est pas valable.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : avec de la terre non mélangée, purificatrice et poussiéreuse,

 

Commentaire : Le tayammoum n’est valable qu’avec de la terre qui est poussiéreuse. Il est une condition qu’elle soit non mélangée avec ce qui est de l’ordre des cendres, qu’elle soit pure et non rendue impure avec ce qui est de l’ordre de l’urine, et qu’elle soit purificatrice, c’est-à-dire non utilisée avant cela pour un tayammoum. Si elle a déjà été utilisée pour un tayammoum comme dans le cas où elle est retombée du visage, elle n’est plus valable pour faire le tayammoum une deuxième fois. Il n’est donc pas suffisant d’utiliser la pierre, mais cela est suffisant selon les trois Imams et il y a en cela une facilité et une permission. Il est donc permis à un chafi"iyy de suivre sur ce point une autre école que celle de Ach-Chafi"iyy.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : en passant les mains sur le visage et sur les mains et les avant-bras dans cet ordre, en frappant deux fois la terre, avec l'intention de se rendre permise la prière obligatoire,

 

Commentaire : La partie concernée par le tayammoum, c’est le visage et les mains et les avant-bras avec les coudes comme pour le woudou. Il fait obligatoirement précéder le passage des mains sur le visage sur le passage des mains sur les mains et les avant-bras. Il est un devoir que le déplacement de la terre jusqu’à son visage ait lieu avec l’intention de se rendre permise l’obligation de la prière.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit :depuis le moment où l'on soulève la poussière jusqu'au début du passage des mains sur le visage.

 

Commentaire : Il est nécessaire que cette intention accompagne le transfert.



[1] Le demi farsakh vaut, selon un avis, neuf mille coudées et selon un autre avis, trois mille.