Zakariyya et Yahya "alayhimou s-salam

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

 

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n'est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l'élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu'il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-'AmIn, l'Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l'Islam la religion de tous les Prophètes du premier 'Adam au dernier MouHammad.

 

Peu avant la naissance de "IçA 3alayhi s-SalAm, AllAh envoya ZakariyyA "alayhi s-SalAm comme messager aux fils de IsrA'Il.

 

ZakariyyA appela alors ces derniers à adorer AllAh, et les avertit de Son chAtiment, en des temps où débauche et grands péchés avaient atteint de grandes proportions.

 

ZakariyyA dut faire face à maintes difficultés et à la mécréance de son peuple.

Notre maître ZakariyyA avait atteint un âge avancé et était l'époux d'une femme Agée qui n'enfantait pas. Il demanda alors à AllAh de lui donner un garçon pieux qui lui succéderait dans la prophétie. AllAh lui fit annoncer la bonne nouvelle qu'il aurait un fils.

 

AllAh ta"AlA dit :

 

{ يَا زَكَرِيَّا إِنَّا نُبَشِّرُكَ بِغُلَامٍ اسْمُهُ يَحْيَى لَمْ نَجْعَل لَّهُ مِن قَبْلُ سَمِيًّا }

(YA ZakariyyA 'innA noubach-chirouka bighoulAmin ismouhou YaHyA lam naj"al lahou min qablou samiyyA )

ce qui signifie : « Ô ZakariyyA, Nous t'annonçons un garçon, son nom sera YaHyA et personne avant lui n'a eu ce prénom» [sOUrat Maryam / 7].

 

Les mécréants des fils de IsrA'Il prirent la résolution de tuer notre maître ZakariyyA ; ils s'emparèrent de lui, et le coupèrent avec une scie ! ZakariyyA 3alayhi s-SalAm fut ainsi tué de la main criminelle des mécréants des fils de IsrA'Il.

 

Notre maître YaHyA fils de ZakariyyA 3alayhi s-SalAm prit la suite de son père et se mit à appeler les gens à adorer AllAh.

Il propagea la religion de l'Islam après que AllAh lui a donné la prophétie, et il a ordonné d'agir en appliquant la TawrAt et de s'y attacher, de faire le jeûne et d'accomplir la prière.

 

Par la suite le roi des fils de IsrA'Il voulut prendre pour épouse une femme qui ne lui était pas licite. Notre maître YaHyA lui défendit de faire cela. Alors le roi fit tuer YaHyA et fit rapporter sa tête sur un plateau.

 

Après l'assassinat de notre maître YaHyA, AllAh fit subir à ces gens l'assaut d'un des rois de Babel : Bakhtanassar, qui tua un grand nombre d'entre eux, et s'saccagea Jérusalem.

 

الحمد لله رب العالمين



Notre maître Yaya ‘’alayhi s-salam et sa persévérance sur la vérité

Lorsqu’il grandit, il fut reconnu pour sa grande science. Il maîtrisait les questions de la Tawrat d’origine et en maîtrisait les fondements et les ramifications. Il était connu parmi les gens pour être un ardent défenseur de la vérité. De même, il était intraitable face au mensonge. Il ne craignait pas le blâme de personne, lorsqu’il s’agissait de rechercher l’agrément de Allah, ni même l’attaque des gens. Un jour,  on lui rapporta que Hérode, le roi de Palestine, qui était un des rois descendants d’Isra’il, s’était épris d’Hérodia, la fille que son épouse avait eu d’un autre homme. Hérodia avait en effet de belles formes et était provocante. Aussi, Hérode es décida de l’épouser. La mère d’Hérodia, qui était une mauvaise femme, aida le roi avec ses proches afin d’accomplir ce détestable projet.
On rapporte que le roi honorait notre maître Yahya, l’invitait à ses assemblées et lui demandait conseil de sorte qu’aucune affaire n’était traitée sans avoir son avis. Lorsqu’il demanda à Yahya si un mariage avec Hérodia était légal ; celui-ci lui dit que c’était interdit par la Loi. Yahya lui dit : « Elle n’est pas licite pour toi, il t’est interdit de l’épouser ! » La nouvelle se diffusa dans la ville jusqu’à parvenir aux oreilles de la mère d’Hérodia qui nourrit d’animosité et de la haine contre Yahya, elle se décida à lui faire du tort. Un jour, elle embellit sa fille, lui fit porter des vêtements rouges et transparents. Elle l’orna de bijoux et elle la recouvrit d’un tissu noir.

Elle l’envoya ensuite au roi, lui ordonna de provoquer ce dernier, de lui faire boire du vin, d’attiser son désir et de se refuser à lui jusqu’à ce qu’elle obtienne  ce qu’elle désirait. Or ce qu’elle voulait, c’était de tuer  Yahya fils de Zakariyya. Hérodia fit ce que sa mère lui avait dit. Elle fit boire du vin au roi et attisa son désir. Lorsque l’esprit du roi se troubla, il lui demanda : « Que souhaites-tu ? ». Le roi avait l’habitude de lui accorder une faveur chaque jour. Lorsqu’Hérodia vit qu’il était  dans cet état, elle lui dit : « La faveur que je te demande aujourd’hui est que tu égorges pour moi Yahya fils de Zakariyya, lui qui a parlé de nous en tous lieux et qui a Sali notre réputation. »

Lorsque le roi entendit le nom de Yahya, il sursauta, terrorisé. Il lui dit :  « Malheur à toi, demande-moi autre chose que cela. » Elle lui répondit alors : « Je ne te demanderais rien d’autre que cela. » Elle se mit à nouveau à le provoquer et l’amena à lui accorder ce qu’elle lui avait demandé. Hérode demanda qu’on lui amène Yahya. Le prophète de Allah ‘’alayhi s-salam fut égorgé sur un rocher à Jérusalem. Il est dit que sur ce rocher, soixante-dix prophètes furent égorgés. On ramena sa tête dans un sceau. Et c’est alors que lorsque la tête fut placée devant le roi, elle se mit à parler en disant : «  Elle n’est pas licite pour toi, elle n’est pas licite pour toi. »

C’est alors que le roi fut saisi de frayeur mais il était trop tard. En effet, quelques jours plus tard la terre s ‘entrouvrit et ensevelit le palais du roi et tout ce qu’il contenait. Les gens qui suivaient le roi furent engloutis aussi. Une goutte du sang de Yahya qui était tombée à terre, c’est mit à bouillir. Son ébullition ne fit que croître. On jeta sur elle, de la terre mais elle continua à bouillonner jusqu’à ce que ces gens périssent. Allah fit qu’un roi les attaqua et tua soixante-dix mille d’entre eux. Quant à Hérodia et sa mère, ces deux horribles femmes, elles exultèrent de joie à la vue de la tête de Yahya et dirent : « Aujourd’hui notre cœur est réjoui ». Elles montèrent alors sur le toit du palais et tombèrent de celui-ci. Des chiens affamés les attendaient. Ces chiens se jetèrent sur elles et les dévorèrent. Ils brisèrent leur os. Toujours conscientes, elles assistèrent terrifiées à leur dépeçage. La dernière chose que les chiens dévorèrent d’elles était leurs yeux. Que celui qui veut tirer des leçons de cette histoire, en tire.

Lorsque notre maître Zakariyya entendit la nouvelle de l’assassinat de son fils, il quitta la ville, attristé. Il se rendit dans un verger où il possédait des arbres, près de Jérusalem. Les soldats du roi coururent derrière lui pour le capturer et le tuer. Il passa auprès d’un arbre qui l’appela par la volonté de Allah. « Viens à moi, ô Prophète de Allah ! », lui dit l’arbre. Lorsque Zakariyya s’approcha de l’arbre, celui-ci s’entrouvrit et le Prophète  pénétra dans le tronc qui se referma aussitôt sur lui. C’est alors que l’ennemi de Allah, Iblis surgit et saisit un bout du vêtement de Zakariyya pour le faire dépasser de l’arbre. Iblis pris ensuite une forme humaine et alla voir les soldats pour leur dire : «  Que cherchez-vous ? ». Ils lui répondirent : « Nous cherchons Zakariyya. » Iblis leur dit alors : « Il a ensorcelé cet arbre qui s’est entrouvert puis il est rentré à l’intérieur. » Les soldats s’exclamèrent : « Nous ne te croyons pas. » Iblis répliqua : « J’ai un preuve qui vous fera me croire. »
Il les amena jusqu’à l’arbre et leur montra le bout du vêtement de Zakariyya qui dépassait. Les soldats prirent des haches et coupèrent l’arbre à l’aide d’une scie. Notre maître Zakariyya mourut prisonnier de l’arbre. Iblis le maudit, disparut ensuite. Allah envoya des Anges qui lavèrent notre maître Zakariyya "alayhi s-salam. Ils accomplirent la prière funéraire en sa faveur et l’enterrèrent. Quant aux fils de Isra’il, Allah fit qu’un homme des plus mauvais de la terre les attaqua. Il s’agit de Boukhtanassar, le roi mécréant de Babel, qui est venu à la tête d’une terrible armée et tua soixante-dix mille d’entre eux.