Notre maître Soulayman dans la vallée des fourmis

Allah ta"ala dit :


] وَحُشِرَ لِسُلَيْمَانََ جُنُودُهُ مِنَ الجِِنِّّ والإنسِ والطيرِ فَهُمْ يُوزَعُون (17) حتى إذا أَتَوْا على وادِ النَّمْلِ قالتْ نملةٌ يا أيها النَّملُ ادخُلوا مساكِنَكُمْ لا يَحْطِمنَّكُمْ سُليمانُ وجنودُهُ وهم لا يشعرون (18) فتبسَّمَ ضَاحكًًا من قولِهَا (19) [

 

(wa houchira liSoulaymana jounoudouhou mina l-jinni wa l-’insi wa t-tayri fahoum youza"oun ; hatta ‘idha ‘ataw "ala wadi n-namli qalat namlatoun ya ‘ayyouha n-namlou dkhoulou maçakinakoum la yahtimannakoum Soulaymanou wa jounoudouhou wa houm la yach"ouroun ; fatabassama dahikan min qawliha) ce

 

qui signifie : « L’armée de Soulayman composée de jinn et d’humains lui fut rassemblée ; lorsqu’ils arrivèrent dans la vallée des fourmis, une fourmi dit : ô vous les fourmis, entrez dans vos résidences sinon Soulayman et son armée vous écraseront sans s’en rendre compte ; il sourit pour ce qu’elle a dit » [An-Naml / 17-18-19].

Notre maître Soulayman "alayhi s-salam aimait faire preuve d’effort pour propager la religion de l’Islam. Son armée marchait avec lui lorsqu’il avançait et faisait halte lorsqu’il faisait halte.

Cette armée était composée de jinn mais pas sous leur véritable apparence, d’humains et d’oiseaux. Les jinn et les humains étaient des cavaliers. Les oiseaux eux volaient au-dessus de leurs têtes, leur faisant de l’ombre avec leurs ailes, en les protégeant de la chaleur ou autre. A la tête de chacun de ces trois groupes il y avait des officiers qui veillaient à l’ordre et à leurs déplacements. Personne ne dépassait ni ne prenait du retard sur la place qu’il occupait dans le mouvement.

Parmi les miracles de notre maître Soulayman "alayhi s-salam, il y avait sa compréhension du langage des oiseaux et des signes par lesquels ils communiquent entre eux, tout comme cela s’est produit dans le récit de la huppe. Il a été dit qu’il lui a été enseigné aussi le langage de tous les animaux. Les plantes aussi lui parlaient au point que lorsqu’il passait auprès d’un arbre, cet arbre s’adressait à lui et lui disait quelles étaient ses vertus et ses nuisances.

Il a été rapporté que lors d’une de ses conquêtes, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il était allé avec son armée sur le tapis volant fait de bois jusqu’au Yémen, près de la vallée des fourmis.

Parmi ses miracles "alayhi s-salam, Allah a ordonné au vent de porter à l’oreille de Soulayman toute conversation qui pourrait se produire entre les créatures sur terre parce que les jinn mécréants cherchaient à lui nuire.

La reine des fourmis sentit qu’il arrivait, lui et son armée. Elle appela et avertit son peuple dans son langage pour qu’ils regagnent leur fourmilière de crainte que Soulayman et son armée ne les piétinent avec leurs pieds et les pattes de leurs chevaux lorsqu’ils descendraient sur terre sans même s’en rendre compte tellement les fourmis étaient petites. C’est comme si elle avait été inspirée et qu’elle avait su que celui qui arrivait était Soulayman le Prophète de Allah, le préservé, accompagné de ses soldats pieux à l’égard de Allah et que l’écrasement des fourmis par ses soldats ne se produirait d’eux qu’involontairement. Elle dit :


" يا أيها النَّملُ ادخُلوا مساكِنَكُمْ لا يَحْطِمنَّكُمْ سُليمان وجنودُهُ وهم لا يشعرون "

 

(ya ‘ayyouha n-namlou dkhoulou maçakinakoum la yahtimannakoum Soulaymanou wa jounoudouhou wa houm la yach"ouroun) c'est-à-dire qu’elle demandait aux autres fourmis d’entrer dans leurs résidences afin que Soulayman et son armée ne les écrasent sans même qu’ils s’en rendent compte.

Le vent porta aux oreilles de Soulayman qui était à trois miles les paroles de la fourmi. Il les comprit et ce fut un miracle pour Soulayman. Lorsqu’il l’entendit, il arrêta ses soldats et les empêcha d’avancer plus avant. Les fourmis entre temps entraient dans leur fourmilière, par groupes. La reine les appelait en disant : faites vite, faites vite, les chevaux arrivent sur vous.

Soulayman "alayhi s-salam lui apprit alors qu’elle n’avait rien à craindre pour elle et pour son peuple et qu’ils ne seraient pas foulés par les pieds de son armée. Il les avait en effet arrêtés le temps que les fourmis se mettent hors d’atteinte.

La fourmi vint à lui humblement et soumise. Elle se tint devant lui en disant : ô Prophète de Allah, me voilà entre tes mains. Ordonne-moi de faire ce que tu veux. Il l’interrogea au sujet des paroles qu’elle avait dites. Elle lui répondit : ô Prophète de Allah, je suis comme les autres souverains, je veux le bien pour mon peuple. C’est pour cela que je les ai avertis afin qu’ils regagnent leurs abris. Il sourit alors de ses propos, par étonnement qu’elle ait perçu sa miséricorde, sa tendresse et la miséricorde de son armée. Il sourit aussi de joie pour ce que Allah lui avait accordé, un pouvoir qu’Il n’avait accordé à aucun autre roi.

Il a été dit qu’il lui a ordonné de lui présenter les fourmis pour qu’il les passe en revue. La reine lui dit : ô Prophète de Allah, il y a parmi elles celles qui se réfugient dans les montagnes, celles qui se réfugient près des cours d’eau, dans les arbres, dans les plantations et même dans les airs. Il s’agit ainsi des fourmis volantes. Lorsque les ailes commencent à leur pousser, elles sont perdues et les oiseaux les attrapent. Il n’y a pas sur terre qui soit plus soucieux de sa subsistance que la fourmi : elle rassemble en été ce qui remplit son refuge hivernal, mais malgré cela, elle pense qu’elle ne sera pas rassasiée. Parmi ses invocations, elle demande à son Seigneur d’élargir la subsistance à Ses créatures.

Ensuite, la reine lui offrit la graine du jujubier. Elle le remercia avec de belles paroles. Il lui dit : Baraka l-Lahou fikoum –que Allah vous donne des bénédictions–. Notre maître Soulayman poursuivit son chemin avec son armée, après que cet éminent miracle se soit produit pour lui ^alayhi s-salam.