Les péchés de la langue

           بسم الله الرحمان الرحيم  


Parmi les péchés de la langue, il y a :

   * La médisance c'est-à-dire mentionner ton frère en Islam en citant ce qui lui déplaît de ce qui est vrai à son sujet et cela en son absence.

Commentaire : Le citer par ce qui déplairait à son cœur s’il venait à en prendre connaissance, s’il l’entendait. Il n’est pas permis que tu cites le musulman pendant son absence par quelque chose qui lui déplairait s’il venait à l’entendre. Et si c’était en sa présence, si cela comporte une nuisance, c’est également interdit mais ça ne s’appelle pas ghibah. La ghibah c’est ce qui a lieu en l’absence de la personne. Cependant, il est permis de faire la médisance pour une raison valable selon la Loi, comme pour mettre en garde contre les corrupteurs, les gens qui égarent et les fraudeurs. 

La médisance c'est-à-dire mentionner ton frère en Islam en citant ce qui lui déplaît de ce qui est vrai à son sujet, que cela se rapporte à son corps ou à son ascendance ou à ses vêtements ou à sa maison ou à son comportement et cela en son absence.

 
   * Rapporter les paroles des uns aux autres pour semer la discorde .
 
Commentaire : An-Namimah fait partie des péchés de la langue et c’est un grand péché. An-Namimah c’est rapporter la parole d’une personne à une deuxième et de la deuxième vers la première pour semer la corruption entre les deux. 

Rapporter les paroles des uns aux autres pour semer la discorde, il s’agit d’une parole par laquelle une personne cherche à séparer deux personnes, en semant la discorde, ou la rupture ou l’animosité entre les deux.

   * Inciter à la discorde sans rapporter de parole, même si cela consiste à pousser les animaux à se battre.

Commentaire : Inciter à la discorde entre deux, même entre deux animaux, est interdit comme ce que font beaucoup de personnes qui montent un coq contre un autre coq ou un bélier contre un autre bélier et ceci fait partie des grands péchés.

Inciter à la discorde c'est en incitant à faire un acte interdit pour semer la zizanie entre deux personnes


   * Le mensonge, c’est-à-dire la parole non conforme à la réalité dite délibérément.

Commentaire : Le mensonge également fait partie des péchés de la langue. Il s’agit d’annoncer une information contraire à la réalité. Soit il nie une chose qui s’est produite ou il confirme la chose qui n’est pas confirmée tout en le sachant. Même s’il n’y a pas de nuisance derrière ce mensonge, il est interdit. Même si c’est par plaisanterie. En effet, dans le hadith sahih le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : (La yaslihou l-kadhibou fi jiddin wa la hazli) ce qui signifie : « Le mensonge n’est bon ni dans le sérieux, ni dans la plaisanterie ». Cependant, s’il annonce quelque chose qu’il pensait être ainsi et qu’il s’est avéré par la suite que ce n’était pas ainsi, il ne commet pas de péché.

Le mensonge, c’est-à-dire la parole non conforme à la réalité dite délibérément, c'est-à-dire délibérement c'est-à-dire en sachant que l’information qu’il annonce est contraire à la réalité.


   * Jurer par Allah mensongèrement .

Commentaire : Il est interdit de jurer mensongèrement, c'est-à-dire que la personne jure tout en sachant qu’elle ment. Ceci est interdit et fait partie des grands péchés. 
Car jurer par Allah contrairement à la réalité en citant Son nom, ou un de Ses attributs, comme s’il dit « par la vie de Allah», ceci, si c’est pour affirmer quelque chose de faux, est un manque de glorification de Allah, ça s’appelle al-yaminou l-ghamous c’est-à-dire le fait de jurer mensongèrement qui plonge celui qui le fait dans le péché.


   * Les paroles de qadhf qui sont nombreuses et se résument ainsi : On appelle qadhf envers quelqu’un tout propos dans lequel on lui attribue la fornication, à lui ou à quelqu’un de sa parenté, d'une façon absolue si le terme est explicite

Commentaire : Le qadhf explicite est interdit, même s’il ne visait pas le qadhf comme s’il dit « toi, la sœur de la fornicatrice ». Parfois certains disent cela par plaisanterie, ils disent une parole de qadhf et ils ne visent pas que sa sœur est fornicatrice mais malgré cela, cela est interdit et fait partie des grands péchés. 

et selon l'intention s'il n'est pas explicite.

Commentaire : Si le terme n’est pas explicite, ce sera un qadhf s’il avait l’intention de faire le qadhf, d’attribuer la fornication à la personne, comme s’il lui dit « toi tu es pervers » et il vise par là qu’il est fornicateur. Mais s’il ne visait pas l’attribution de la fornication, ce ne sera pas un qadhf mais ça reste interdit.


Parmi les péchés de la langue, il y a aussi :
 
   * Insulter les compagnons du Prophète .

   * Le faux témoignage .

Commentaire : Insulter les compagnons fait partie des péchés de la langue. Mais si quelqu’un insulte un compagnon en le citant par ce qui lui déplairait s’il l’entendait mais pour une raison valable selon la Loi, cela n’est pas interdit. Cependant s’il insulte la totalité, la globalité des compagnons, cela est de la mécréance comme s’il disait : « tous les compagnons  sont des menteurs », cela est de la mécréance car il aura porté atteinte à la religion. En effet la religion ne nous est parvenue que par l’intermédiaire des compagnons.

Celui qui insulte tous les compagnons sort de l’Islam. Mais insulter un des saints parmi les compagnons n’est pas de la mécréance mais c’est interdit et cela fait partie des grands péchés.


   * Retarder le remboursement d'une dette tout en ayant les moyens de s’en acquitter.

Commentaire : Celui qui est endetté et qui est capable de rembourser sa dette, s’il retarde le remboursement alors que le créancier réclame son remboursement, il commet un interdit parce que malgré sa capacité à rembourser, il l’a retardé. Ici celui qui a les moyens c'est-à-dire celui qui a les moyens de rembourser la dette qui lui incombe. 


   * Insulter, maudire ou se moquer d'un musulman, ou lui tenir des propos qui lui font du tort ou qui le blessent .

Commentaire : Insulter c'est-à-dire quand cela a lieu des deux côtés. En arabe as-sibab et ach-chatm c’est lorsqu'une personne insulte une autre. Mais les deux sont interdits. Il est également interdit de nuire au musulman en lui disant des paroles qu’il n’accepte pas.

Maudire signifie éloigner du bien. Maudire le musulman fait partie des grands péchés si cela est sans droit.

lui tenir des propos qui lui font du tort ou qui le blessent : A le même jugement que les paroles qui font du tort, les actes et les signes qui comportent cela.


   * Mentir au sujet de Allah et au sujet de Son messager .

Commentaire : Mentir au sujet de Allah fait partie des péchés de la langue. Mentir au sujet du Messager également. Même s’il dit « j’ai vu le Messager dans le rêve alors qu’il ne l’a pas vu » ou s’il dit « le Messager de Allah m’a dit telle chose dans le rêve » alors que cela ne s’est pas produit. Cela fait partie des grands péchés. Mentir au sujet du Messager est plus grave que mentir au sujet de quelqu’un d’autre.

Il y a parmi les mensonges au sujet de Allah et au sujet de Son messager ce qui entraîne la mécréance comme s’il attribue à Allah le caractère licite de ce qu’Il a interdit dans Sa Loi ou le caractère interdit de ce que Allah a rendu licite.


   * Prétendre un droit sur quelque chose injustement .

Commentaire : S’il porte plainte contre quelqu’un injustement c’est interdit. Par exemple s’il porte plainte contre une personne en prétendant qu’elle lui doit de l’argent alors que ce n’est pas vrai.

Comme si quelqu’un prétend ce qui n’est pas à lui en se basant sur un faux témoignage ou sur son ami.


   * Le divorce bid"iyy, c'est le divorce qui a lieu pendant une période de menstrues ou pendant une période inter menstruelle au cours de laquelle il a eu un rapport sexuel.

Commentaire : Le divorce bid"iyy est interdit. C’est le fait de divorcer son épouse pendant une période inter menstruelle durant laquelle il a eu un rapport avec elle. Egalement si la femme était en période de menstrues ou de lochies, la divorcer n’est pas permis. Mais, dans les deux cas le divorce est effectif.


   * Le dhihar .

Commentaire : Adh-dhihar fait partie des péchés de la langue. Adh-dhihar c’est le fait que l’homme assimile son épouse à sa mère ou à sa sœur ou ce qui est du même ordre, car cela porte préjudice à son épouse quand il lui dit cela. Quand il lui dit « tu es comme ma mère » c'est-à-dire je n’aurai plus de rapports avec toi, cela est une nuisance pour elle. C’est pour cela que c’est interdit. 

Le dhihar c'est dire à son épouse par exemple : (Je n'aurai plus de rapport sexuel avec toi tout comme je n'en ai pas avec ma mère).

 Le fautif doit s'acquitter d'une expiation dans le cas où il ne divorce pas immédiatement après l’avoir prononcé.

Commentaire : Celui qui dit à son épouse « tu es pour moi comme ma mère » c'est-à-dire « je ne veux plus de rapports avec toi », s’il ne la divorce pas immédiatement après avoir dit cette parole, il doit une expiation.

Parmi ces péchés, il y a :

   * Une récitation erronée du Qour'an .

Commentaire : Parmi les péchés de la langue, il y a réciter le Qour’an en changeant le sens ou en changeant les signes grammaticaux ou les soukoun, même s’il ne change pas le sens. Dans les deux cas c’est interdit.

Une récitation erronée du Qour'an c'est-à-dire changer ce qui est correct en faux lors de la récitation.


   * Mendier quand on a suffisamment de biens ou un métier .

Commentaire : L’homme qui est riche, qui a suffisamment de moyens, il lui est interdit de demander aux gens de l’argent. Celui qui a ses besoins de base, il lui est interdit de faire la mendicité. S’il est capable de travailler et se suffire à lui-même, la mendicité est interdite pour lui. 

Mendier quand on a suffisamment de biens ou un métier c'est-à-dire que chaque jour il travaille et il obtient ce qui lui suffit pour sa subsistance de base comme s’il était forgeron ou menuisier.


   * Le vœu dans l'intention de priver un héritier

Commentaire : S’il a fait le vœu que tous ses biens soient légués aux pauvres ou ce qui est du même ordre, de sorte que lorsqu’il meurt, ses héritiers ne vont pas pouvoir toucher leur part d’héritage, ce vœu est interdit.

Le vœu dans l'intention de priver un héritier et ce vœu n’est pas valable.


   *et ne pas signaler une dette ou un objet à rendre dont personne d'autre n’a connaissance .

Commentaire : Il est interdit de taire et de ne pas signaler de devoir rembourser une dette qui lui incombe ou de devoir rendre un objet qui lui a été confié s’il craint qu’il ne meurt subitement ( ou que ces objets qui lui ont été confiés ou ces dettes ne soient pas rendues à leurs ayants-droits ). S’il omet cette signalisation pour rendre ces objets qui lui ont été confiés, et si personne d’autre que lui n’en a connaissance, il est dans le péché.

une dette c'est-à-dire qu’il doit de l’argent à quelqu’un
un objet à rendre c'est-à-dire un objet qui appartient à quelqu’un d’autre que lui et qui lui a été confié en dépôt par exemple.
dont personne d'autre n’a connaissance: Il est un devoir d’en apprendre l’existence à quelqu’un d’autre que son héritier. Si quelqu’un d’autre que lui était au courant, la signalisation devient recommandée.


   * Prétendre être le fils d’un autre homme que son propre père.

Commentaire : S’il a délaissé son père et qu’il s’est réclamé de quelqu’un d’autre que lui, cela est un grand péché car il y a en cela une perte de droit et un mensonge.


   * Demander la main d'une femme alors qu'elle est fiancée à un autre musulman .

Commentaire : Celui qui a fait ses fiançailles et a demandé la main d’une femme à son père et qu’il lui a répondu par l’acceptation c’est à dire qu’il lui a promis qu’il allait la lui donner en mariage, dans ce cas il n’est pas permis à quelqu’un d’autre que lui de venir la demander en mariage tout en sachant qu'Untel l’a déjà demandée et que le tuteur a été d’accord. 

Les fiançailles sont une promesse de don en mariage mais si le tuteur s’est détourné de lui ou si lui-même a dit « moi je délaisse ce sujet, tu peux aller demander la main de cette femme » alors il est permis au deuxième d’aller la demander.

 
   * Donner un avis dans la religion sans science.

Commentaire : Celui qui donne un avis de jurisprudence sans science, cela est interdit et fait partie des grands péchés, même si sa réponse a coïncidé avec la réalité. 


   * Enseigner ou apprendre une science nuisible, sans raison légale.

Commentaire : Enseigner ou apprendre une science nuisible, sans raison légale comme la magie qui ne comporte pas de mécréance est interdit et fait partie des grands péchés. Mais s’il ne lui était possible de l’apprendre ou de l’enseigner qu’avec de la mécréance, c’est alors de la mécréance. Cependant si pour l’apprendre il ne commettait pas de mécréance ni de péché et qu’il l’a apprise ou qu’il l’a enseignée à quelqu’un d’autre pour une raison valable, cela est permis, si c’est pour que l’on sache que cela est de la magie et pour qu’on l’évite, cela est permis.


   * Juger selon d'autres lois que celle de Allah.

Commentaire : Il est interdit au gouverneur de juger avec autre que la Loi de l’Islam. Ceci fait partie des grands péchés. Mais cela à lui tout seul n’est pas de la mécréance tout comme le prétendent Sayyid Qoutb et son groupe. 

   C'est-à-dire que si ce gouverneur n’a pas considéré que cette loi est meilleure que le Qour’an ni équivalente au Qour’an. Par contre, s’il a considéré que ce jugement qui est contraire à la Loi, est équivalent au jugement du Qour’an ou meilleur, alors c’est de la mécréance.


   * Citer les qualités du défunt avec hystérie et se lamenter.
 
Commentaire : Citer les qualités du défunt avec hystérie c’est élever la voix en faisant l’éloge du mort comme en disant « Ah c’était mon protecteur, c’était mon soutien ». Mais le simple fait de faire son éloge afin que les gens prennent exemple sur lui, cela n’est pas interdit, comme en disant « cet homme était vertueux, cet homme était ascète, cet homme était savant », cela n’est pas interdit. Pour ce qui est des lamentations, ce sont les cris à la manière de celui qui est terrorisé suite à l’arrivée de la mort, cela est interdit si c’est fait délibérément et non pas en étant gagné malgré soi par les cris.


   * Toute parole qui incite à commettre un péché ou qui démotive d'accomplir un devoir.

Commentaire : Toute parole qui incite à commettre un péché est interdite. Egalement toute parole qui incite à délaisser un devoir est interdite. Et la signification de « incite » c'est-à-dire « qui pousse les gens à ». 


   * Toute parole diffamant la religion , l’un des prophètes , les savants , le Qour'an ou l’un des signes de la religion agréée par Allah .

Commentaire : Toute parole qui comporte une atteinte au Qour’an ou à Allah ta^ala ou à l’un des signes de l’Islam, c’est de la mécréance. L’interdit englobe aussi bien la mécréance que ce qui n’est pas de la mécréance et que Allah ta"ala a interdit. Tout ce que Allah ta"ala a interdit est appelé Haram, interdit. La mécréance c’est le plus grave puis viennent les péchés qui sont en deçà de la mécréance selon des degrés les uns par rapport aux autres. Les uns sont plus graves que les autres. 

Toute parole diffamant la religion c'est-à-dire qui porte atteinte à la religion comme celui qui dit « la religion est une affaire d’arriérés ».
l’un des prophètes comme celui qui attribue à l’un des prophètes la mécréance ou les grands péchés ou une bassesse.
les savants celui qui porte atteinte à tous les savants c’est de la mécréance car il aura ainsi englobé les prophètes.
le Qour’an comme celui qui dit « le Qour’an a un style médiocre » ou « il comporte des manques ».
ou l’un des signes de la religion agréée par Allah: c'est-à-dire comme la prière, le jeûne ou ce qui est du même ordre.

Il y a aussi :

   * Utiliser tout instrument de musique à vent .

Commentaire : C'est-à-dire que parmi les péchés il y a utiliser les instruments de musique à vent, il s’agit de souffler dans une flûte par exemple.


   * S'abstenir d'ordonner le bien et d’interdire le mal sans excuse valable .

Commentaire : S’abstenir d’ordonner les devoirs ou d’interdire les péchés sans excuse valable est interdit. Quant à celui qui s’abstient pour une raison valable, il ne commet pas de péché. S’il ordonne le bien comme s’il dit à la personne « fais la prière » ou interdire le mal c’est comme s’il dit à quelqu’un « ne bois pas d’alcool » ou ne « ne sois pas injuste envers les gens ». Mais si cette personne augmente dans ce cas-là dans son erreur, il n’a pas à lui ordonner ou à lui interdire, il se tait, au contraire, il n’est même pas permis de lui parler de la sorte, si l’on pense qu’il va augmenter en péché.

S'abstenir d'ordonner le bien et d’interdire le mal sans excuse valable c'est en étant capable et ne craignant rien pour lui-même et ce qui est de l’ordre de ses biens.


   * Garder pour soi la science obligatoire alors qu'il y a quelqu'un qui la demande .

Commentaire : Parmi les choses interdites il y a : garder pour soi la science qu’il est un devoir d’enseigner. Il en est de même pour le fait de ne pas donner la réponse à celui qui pose la question à ce sujet lorsque c’est sans excuse. 

Si quelqu’un vient à toi te demander la science obligatoire et que tu es capable de lui enseigner et que tu ne l’as pas orienté vers quelqu’un d’autre, et que tu ne lui as pas enseigné, alors tu commets un grand péché.


   * Rire d’un musulman à cause d'une sortie de gaz intestinal

Commentaire : Parmi les péchés il y a rire délibérément lorsque le gaz échappe d’un musulman car cela est une nuisance. Mais s’il rit sans que ce soit délibéré, il ne commet pas de péché. 

   *Rire d’un musulman  par mépris.

Commentaire : S’il rit d’un musulman par mépris pour lui, cela est interdit. 


   * Taire le témoignage. 

   * Ne pas rendre le salam lorsqu’il t'est obligatoire de le rendre .

Commentaire : Egalement si on lui a demandé de témoigner auprès du juge pour rétablir le droit de quelqu’un et qu’il tait le témoignage alors il commet un péché. Si par exemple il savait qu'Untel a emprunté de l’argent à un autre et que le premier, c'est-à-dire celui qui doit rembourser a renié, et que le juge a demandé au créancier « est-ce que tu as des témoins ? », il a répondu « oui », il a demandé à cette personne qui savait qu’il avait une créance sur la deuxième personne de telle somme mais que le témoin s’est abstenu, il n’a pas voulu témoigner, cela fait partie des grands péchés.

Il n’est pas requis pour le témoignage de al-Hisbah qu’on lui demande de témoigner. Ainsi lorsque deux personnes dignes de confiance ont appris que quelqu’un a divorcé sa femme d’un divorce qui empêche qu’il vive en commun avec elle comme si par exemple c’était un divorce triple ou si la période d’attente post maritale s’est écoulée avant qu’il ne la reprenne et que cet homme voulait vivre en commun avec elle sans que ce soit valable selon la Loi, alors c’est un devoir pour ces deux hommes dignes de confiance d’aller témoigner auprès du juge sans qu’il ne leur demande.

Ne pas rendre le salam lorsqu’il t'est obligatoire de le rendre alors que c’est un devoir d’ordre personnel lorsque le salam a été donné en premier par un musulman responsable à un musulman particulier et c’est un devoir d’ordre communautaire si par exemple le salam est provenu d’un musulman responsable à un groupe de musulmans responsables.


   * Le baiser est interdit pour celui qui accomplit le hajj ou la "oumrah s’il est accompagné de désir
 
Commentaire : Le baiser est interdit quand il est accompagné de désir pour celui qui est en rituel de pèlerinage ou de "oumrah tant qu’il est en rituel il lui est interdit d’embrasser son épouse avec désir. Mais s’il l’embrasse par tendresse, ce n’est pas interdit. 

Ou pour celui qui fait un jeûne obligatoire s’il craint la sortie de maniyy, certains ayant dit que c’est déconseillé.

   * Embrasser quelqu'un qu'il n'est pas permis d'embrasser

Commentaire : Celui qui fait un jeûne obligatoire, s’il craint d’émettre du maniyy suite à ce baiser, il lui est interdit d’embrasser. Mais s’il ne craignait pas d’émettre de maniyy, ce n’est pas interdit. Il est également interdit d’embrasser celle qu’il ne lui est pas licite d’embrasser.

Embrasser quelqu'un qu'il n'est pas permis d'embrasser c'est comme la ‘ajnabiyyah qui est selon la terminologie des savants de jurisprudence : toute autre femme que ses mahram et que son épouse, qu’il l’embrasse avec désir ou sans désir.