Les péchés de l'oreille

       بسم الله الرحمان الرحيم


Parmi les péchés de l'oreille, il y a :

   *écouter la conversation de gens qui nous cachent ce qu'ils disent

Commentaire : Il est interdit d’écouter la parole de gens qui ne veulent pas qu’on les entende et ceci fait partie des grands péchés. Mais si c’est pour repousser une injustice ou renier quelque chose de blâmable, il est permis d’écouter la conversation. 


   * Et le son des instruments de musique à vent et des instruments à cordes, ainsi que tout autre son interdit.

Commentaire : Il est interdit également d’écouter le son des instruments de musique à cordes et à vent et également les autres instruments entraînants. Le douff ne fait pas partie des instruments entraînants. Le douff donne le rythme uniquement. Le tambour également donne le rythme et attire, mais ne fait pas partie des instruments entraînants. Il est permis d’en jouer. Egalement pour le mousahhir, c'est-à-dire celui qui réveille les gens durant les nuits de Ramadan pour le sahour, son instrument qui est comme un petit tambour est permis. 


   *Tout comme écouter quelqu’un qui fait de la médisance ou qui rapporte les paroles pour provoquer la discorde entre les musulmans et ce qui est du même genre,

Commentaire : Ecouter la médisance de quelqu’un dont la médisance n’est pas permise est interdit. Egalement écouter an-namimah est interdit. S’il est capable de l’en empêcher, il l’en empêche sinon il ne l’écoute pas, il délaisse l’assemblée car si lui délaisse l’assemblée il arrêtera ainsi cette médisance.

Contrairement au cas où on est amené malgré soi à entendre quelque chose parmi ces choses interdites et qu'on le réprouve dans le cœur. Il est cependant obligatoire dans ce cas de l’interdire si on en a la capacité.

Commentaire : S’il ne cherchait pas à écouter mais le son est arrivé à son oreille ce n’est pas interdit comme si par exemple parmi ses voisins il y avait qui jouait de la guitare et le son arrivait jusqu’à lui mais lui ne l’écoutait pas. Cependant il est un devoir de lui interdire d’en jouer s’il le peut.