Les piliers de la prière

Les piliers de la prière sont au nombre de dix-sept :

 

1/   L'intention : c'est un acte du cœur. Ce n'est pas un devoir de la prononcer par la langue. Ainsi, si l'on n'a pas dit par sa langue : « j'ai l'intention d'accomplir adh-dhouhr » ou « al-"asr » par exemple, mais qu'on a fait face à la qiblah, on a fait le takbir –on a dit (Allahou 'akbar)– et on a eu lors du takbir cette intention, comme par exemple : « j'ai l'intention d'accomplir l'obligation de adh-dhouhr », la prière est alors valable. Cependant si l'intention est présente dans le cœur avant de faire le takbir mais n'est plus présente lors du takbir, la prière n'est pas valable selon l'Imam Ach-Chafi"iyy car selon lui, l'intention doit avoir lieu en même temps que le takbir. De même, la prière n'est pas valable si on dit par la langue : « j'ai l'intention d'accomplir l'obligation de adh-dhouhr » et qu'on n'a pas cette intention dans le cœur lors du takbir.

Ce qui est nécessaire pour l'intention :

*  c'est d'avoir la volonté d'accomplir la prière ;

* de préciser la prière qui a une cause particulière, comme la prière de la Fête (al-"id) ou celle de l'éclipse lunaire, ou bien la prière qui a un temps particulier comme la prière de ad-douha ;

* de faire l'intention d'accomplir une obligation le cas échéant, c'est-à-dire que l'on fait l'intention avec le cœur d'accomplir la prière de adh-dhouhr qui est obligatoire par exemple. Ainsi, si on fait simplement l'intention d'accomplir la prière de adh-dhouhr, sans avoir présent dans le cœur son caractère obligatoire, la prière n'est pas valable chez certains chafi"iyy. D'autres ont dit que la prière est valable sans elle. Il est un devoir d'avoir tout cela présent dans le cœur lors du takbir.

La simultanéité de l'intention avec le takbir n'est pas obligatoire chez l'Imam Malik, que Allah l'agrée. Par conséquent, si on fait l'intention pour cette prière peu avant le takbir, la prière est valable selon lui, c'est-à-dire que si on fait l'intention avec son cœur, puis que l'on prononce la formule du takbir de l'entrée en rituel, la prière est valable.

 

2/   La formule du takbir de l'entrée en rituel : c'est dire de façon à pouvoir s'entendre soi-même obligatoirement pour l'ensemble de ses lettres : (Allahou 'akbar). De même pour les autres piliers oraux, il est une condition de les prononcer de manière à pouvoir s'entendre soi-même.

Les piliers oraux sont au nombre de cinq :

a)   la formule du takbir de l'entrée en rituel dire (Allahou 'akbar) lors de l'ouverture de la prière.

b)   la récitation de la Fatihah.

c)   le dernier tachahhoud.

d)   l'invocation en faveur du Prophète  lors de la dernière position assise.

e)   le salam qui est le dernier pilier de la prière et consiste à dire (as-salamou "alaykoum).

 

Remarques relatives à la formulation du takbir de l'entrée en rituel qu'il convient de connaître :

1)   il est une condition de ne pas prolonger la syllabe (ba') du mot ('akbar) de manière à ce que le terme devienne ('akbar). Ceci annule la prière, c'est-à-dire que la prière n'est pas engagée par ce mot-là. Ceci est par ailleurs interdit car ('akbar) dans la langue arabe est le pluriel du mot (kabar) qui signifie « grand tambour ». Si celui qui l’a dit ignorait la signification de ce mot, la prière n'est pas valable. S'il en connaissait la signification et l’a dit délibérément, il est devenu mécréant, que Allah nous en préserve. Alors, que l'on y prenne garde lors de l'appel à la prière (al-'adhan) également. Certains chafi"iyy et malikiyy ont cité que c'est de la mécréance dans le cas où il y a connaissance de la signification et prononciation délibérée.

2)   il est une condition de ne pas prolonger la première lettre (a) du mot (Allah). Par conséquent, si quelqu’un dit : ('allahou 'akbar), sa prière n'est pas engagée et c'est interdit car cela signifie l'interrogation. C'est comme s’il avait dit : « est-ce que Allah est plus puissant et sait plus que tout autre ou pas ? »

3)   il est une condition de ne pas ajouter de (wa) avant le mot (Allah). De sorte que si l'on dit : (wallahou 'akbar), la prière n'est pas valable. De même, si on ajoute un (wa) entre le mot (Allah) et le mot ('akbar), en disant (Allahou wa 'akbar), la prière n'est pas valable non plus. De même, si on change le ('a) de ('akbar) par un (wa), la prière n'est pas valable, comme en disant : (Allahou wakbar).

Information Utile : si le ma'moumcelui qui prie dirigéa été sujet au waswas à propos de la formulation du takbir de l'entrée en rituel au point qu'il cause une gêne pour les autres ma'moum, c’est interdit. Il en est de même pour celui qui s'assoit à discuter près de quelqu'un qui accomplit la prière. De même, il lui est interdit de réciter à haute voix de sorte qu'il gêne celui qui accomplit la prière à ses côtés.


3/   La position debout dans les prières obligatoires, pour celui qui le peut : c'est-à-dire que le fait de prier debout, dans la prière obligatoire, fait partie des piliers de la prière, même si c'est une prière que l’on fait à la suite d'un vœu (nadhr) ou si c’est une prière funéraire. Il est donc une condition pour sa validité, aussi bien pour le jeune enfant que pour l'adulte, de la faire debout. Il en est de même pour la prière répétée et c'est celle qui est répétée après avoir été accomplie correctement, à cause d'une deuxième assemblée. D'autre part, la condition de la position debout est réalisée en prenant appui sur ses deux pieds et en tenant sa colonne vertébrale verticale. Il n'est pas un devoir de tenir le cou vertical ; il est plutôt recommandé de pencher légèrement la tête en avant. Celui qui ne peut se tenir debout qu’à l'aide d'un bâton doit en utiliser un.

Si l'on est incapable de se tenir debout par soi-même ou en se faisant aider, c'est-à-dire que cela entraîne une grande difficulté, insupportable habituellement, la prière est valable assis. Si l'on est incapable de se tenir assis, il est un devoir d'accomplir la prière obligatoire allongé sur le côté, le droit ou le gauche. Toutefois, il est préférable de se mettre prioritairement sur le côté droit. Mais, si l'on en est incapable, on se met sur le côté gauche. Si l'on n'a pas pu faire la prière sur un côté, il est un devoir de la faire couché sur le dos et de relever la tête, de façon obligatoire, même un peu, pour orienter sa tête vers la qiblah. Si l'on ne peut pas relever la tête, on se limite à orienter la plante des pieds vers la qiblah. Si l'on est incapable de faire tout cela, par exemple si l'on ne peut que se tenir couché face au sol, on fait la prière dans cette position et on lève la tête si on le peut. Sinon, on fait la prière avec ses paupières, c'est-à-dire qu'on bouge ses paupières avec l'intention de faire l'inclination, puis on les bouge avec l'intention de faire la prosternation en les abaissant de façon plus marquée pour la prosternation. Si l'on est incapable de tout cela, on fait les piliers gestuels par le cœur. Quant aux piliers oraux, on les récite avec la langue. Si sa langue est immobilisée aussi, on les fait avec le cœur.

Celui qui accomplit la prière assis fait son inclination de manière à avancer sa tête au niveau de ce qui est en avant de ses genoux. La meilleure façon est de l’avancer au niveau de l'endroit de sa prosternation. Il est recommandé, après l'entrée en rituel (taharroum), c'est-à-dire après la formulation du takbir de l'entrée en rituel, de mettre les mains sous la poitrine et au-dessus du nombril.

 

4/   La récitation de la Fatihah : selon sa parole :

(( لا صلاة لمن لم يقرأ بفاتحة الكتاب ))

qui signifie : « Il n'y a pas de prière pour celui qui n'a pas récité la Fatihah ». Elle est de sept 'ayah –sept versets– et la basmalah

[ بِسْمِ اللّهِ الرَّحمنِ الرَّحِيم ](bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim) en fait partie. La récitation de la Fatihah n'est donc pas valable sans la basmalah. Il est aussi un devoir de réciter ses quatorze lettres doublées. Si l'on délaisse ne serait-ce que l'une d'elles, la récitation de la Fatihah n'est pas valable, comme par exemple si l'on dit : [إيّاك  ]('iyyaka) [sourat Al-Fatihah / 5] sans doubler le (ya'). Il est un devoir de réciter les 'ayah sans interruption. Si on délaisse cette condition, en faisant par exemple un long silence durant la récitation, il est alors un devoir de revenir au début de la Fatihah. L’interruption n'est pas préjudiciable si l'on est gagné par l'éternuement, la toux, le bâillement ou ce qui est semblable, même si cela se prolonge. De même, il n'est pas nuisible que le ma'moum dise ('amin) après la récitation de son imam ; la récitation de la Fatihah n'est pas interrompue par cette parole. Il est aussi un devoir d'articuler les lettres sur leurs points de prononciation. Celui qui délaisse cette condition par manquement, comme s'il change le (dhal) en (zay) ou le (sad) en (sin) ou le (ta') en (ta'), sa récitation n'est pas valable.

 

5/   L'inclination (ar-roukou") : elle a lieu en se courbant jusqu'à ce que les paumes des mains puissent atteindre les genoux. Les paumes constituent le plat des mains, doigts non compris. Il est une condition que l'inclination soit réalisée sans flexion des genoux. La meilleure manière de réaliser la position de l'inclination, c'est de se tenir le dos et le cou tendus, comme une planche, en tendant les jambes et les cuisses et en prenant les genoux avec les deux paumes, en écartant les genoux et les pieds d'un empan et en écartant moyennement les doigts. Ceci concerne l'homme. Quant à la femme, il lui est recommandé de rapprocher les pieds. De plus, pour que la manière d'accomplir l'inclination soit complète, on dit : (soubhana Rabbiya l-"Adhim) ce qui signifie : « Mon Seigneur Qui est vénéré est exempt de toute imperfection » trois fois.

 

6/   La quiétude (at-touma'ninah) dans ce pilier le temps de pouvoir dire (soubhana l-Lah) : il s'agit de l'immobilisation simultanée de tous les os à leurs places en une seule fois, c'est-à-dire immobiliser les membres simultanément.

 

7/   Le redressement (al-i"tidal) qui consiste à se relever en position droite après l'inclination : c'est le retour de celui qui était en inclination à la position antérieure à l'inclination, qu'il prie debout ou autrement. Ceci est réalisé en se relevant en position debout si l'on faisait la prière debout et en se remettant assis si l'on faisait la prière assis.

 

8/   La quiétude dans ce pilier.

 

9/   La prosternation (as-soujoud) par deux fois : en posant le front découvert, tout entier ou en partie sur l'emplacement de sa prière, en posant aussi une partie des genoux, une partie du plat des mains et du dessous des orteils et ceci, conformément à sa parole  :

(( أُمرتُ أن أَسجُدَ عَلَى سَبْعَةِ أعظُمٍ : الجَبْهَةُ واليَدَيْنِ والرُّكبَتَيْن وأَطْرافِ القَدَمَيْنِ ))

qui signifie : « J'ai reçu l'ordre de me prosterner sur sept os : le front, les deux mains, les deux genoux et les extrémités des pieds ».

Parmi ses conditions :

a)   appuyer le front de sorte qu’une cotonnade serait tassée si l'on se prosternait dessus et que les traces du tassement apparaîtraient sur la main.

b)   abaisser la tête de sorte que la partie inférieure du corps soit plus élevée que la partie supérieure.

 

10/La quiétude dans la prosternation.

 

11/La position assise entre les deux prosternations.

 

12/La quiétude dans la position assise entre les deux prosternations.

 

13/La dernière position assise : pour le dernier tachahhoud et ce qui vient après le tachahhoud c'est-à-dire l'invocation en faveur du Prophète  (as-salatou "ala n-Nabiyy) puis le salam –le salut rituel–.

 

14/Le dernier tachahhoud : et il y a un minimum et une forme complète. Le minimum du tachah­houd, sans lequel la prière n'est pas valable est le suivant :

التَّحِيَّاتُ لِلّهِ سَلاَمٌ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ
سَلاَمٌ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ
أَشْهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَأَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ الله
(at-tahiyyatou lil-Lah, salamoun "alayka 'ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh, salamoun "alayna wa "ala "ibadi l-Lahi s-salihin, 'ach-hadou 'an la 'ilaha 'il-la l-Lah wa 'anna Mouhammadan-raçoulou l-Lah).

Quant au tachahhoud complet, c'est :

التَّحِيَّاتُ المُبَارَكَاتُ الصَّلَوَاتُ الطَّيِّبَاتُ لِلّه
السَّلاَمُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ
السَّلاَمُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ
أَشْهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ الله
(at-tahiyyatou l-moubarakatou s-salawatou t-tayyibatou lil-Lah, as-salamou "alayka 'ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh, as-salamou "alayna wa"ala"ibadi l-Lahi s-salihin, 'ach-hadou 'an la 'ilaha 'il-la l-Lah wa 'ach-hadou 'anna Mouhammadan-raçoulou l-Lah) ce qui signifie : « Les salutations, les œuvres qui prospèrent dans le bien, les prières et les œuvres méritoires appartiennent à Allah, que le salut de tout mal te soit accordé, ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions, que le salut nous soit accordé, ainsi qu'aux esclaves de Allah vertueux, je témoigne qu'il n'est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allah ».

Avertissement : Il s'est propagé chez certaines personnes que lorsque le Prophète r est arrivé au cours de son ascension à l'endroit où il a entendu la parole de Allah tabaraka wa ta"ala, il aurait dit : (at-tahiyyatou lil-Lah) et Allah aurait dit : (as-salamou "alayka 'ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lah). Cela n'est pas vrai car cette forme du tachahhoud n'a pas été rendue obligatoire cette nuit-là. Toutefois, certains menteurs rapportent cette histoire qui a connu une grande propagation, bien qu'elle soit attribuée mensongèrement à Allah et à Son Messager. Il est donc un devoir de l'expliquer aux gens.

 

15/L'invocation en faveur du Prophète (as-salatou "ala n-Nabiyy) dont le minimum est :

اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّد"        )

Allaahoumma salli "alaa Mouhammad

ce qui signifie : « ô Allah, honore et élève davantage en degré Mouhammad  ».

 

16/Le salam dont le minimum est de dire :

السَّلاَمُ عَلَيْكُم              )

as-salaamou "alaykoum

Parmi ses conditions, on prononce l'article défini "ال" (as-), ainsi, il ne suffit pas de dire (salamoun "alaykoum).

Quant au salam complet, il est réalisé en ajoutant wa rahmatou l-Lah. D'autres ont choisi d'ajouter wa barakatouh. Cela a été rapporté dans les Sounan de Abou Dawoud dans le premier salam.

 

17/L'ordre : c'est-à-dire effectuer les piliers dans l'ordre, comme ils viennent d'être cités. Si on fait exprès d'abandonner l'ordre, comme par exemple si on se prosterne avant de faire l'inclination, la prière est annulée selon l'Unanimité en raison du manque de sérieux. Cela concerne celui qui abandonne l'ordre sciemment. Si on le fait par distraction, alors qu'on revienne au pilier omis pour l'accomplir, sauf si on se trouve dans le pilier correspondant de la rak"ah suivante ou plus avancé encore, la rak"ah du pilier omis est complétée par ce pilier et on ne prend pas en compte ce qui a été fait par distraction après le pilier omis jusqu'au pilier correspondant de la rak"ah suivante. Si quelqu’un a abandonné l'ordre par distraction puis s'est rappelé de ce qu'il a omis :

1/   soit il s'en rappelle avant d'avoir atteint le pilier correspondant de la rak"ah suivante ;

2/   soit il s'en rappelle alors qu'il a atteint le pilier correspondant de la rak"ah suivante ;

3/   soit il s'en rappelle alors qu'il a dépassé le pilier correspondant de la rak"ah suivante.

Le détail à propos de ces jugements est le suivant :

1/   Si on s’en rappelle avant d'avoir atteint le pilier correspondant au pilier omis, ce qu'on aura fait après le pilier omis ne sera pas pris en compte parce que cela n'a pas été fait à sa place. De sorte qu’on doit revenir immédiatement au pilier omis pour conserver l'ordre. Par exemple dans le cas où on était dans la première rak"ah, on a oublié l'inclination et on s'est prosterné directement après avoir fini la récitation de la Fatihah, puis on s'est rappelé dans la prosterna­tion qu'on a délaissé l'inclination, on se relève alors immédiatement et obligatoirement en position debout. Il n'est pas suffisant de se relever en position d'inclination. Puis, on accom­plit l'inclination et on poursuit la prière.

2/   Si on s'en rappelle alors qu'on a déjà atteint le pilier correspondant au pilier omis dans la rak"ah suivante, ce qu'on est en train de faire complète la rak"ah et on ne prend pas en compte ce qui a été fait entre le pilier omis et ce qu'on est en train de faire. Par exemple, dans le cas où on a oublié l'inclination de la première rak"ah, puis on s'en est rappelé dans l'inclination de la deuxième rak"ah, on reste dans cette inclination en considérant que c'est la première rak"ah et on poursuit la prière.

3/   Si on s'en rappelle alors qu'on a dépassé le pilier correspondant au pilier omis, la rak"ah a été complétée par ce qu'on vient de faire et on ne prend pas en compte ce qui a été fait entre les deux. Par exemple, dans le cas où on a oublié l'inclination de la première rak"ah, puis on s'est rappelé dans la prosternation de la troisième rak"ah qu'on avait oublié l'inclination de la première rak"ah, on reste dans cette prosternation et on poursuit la prière, en considérant que cette rak"ah est la deuxième, car ce qui a été fait après le pilier omis jusqu'au pilier correspondant suivant n'est pas pris en compte. Par conséquent, ce qui a été fait entre l'inclination omise de la première rak"ah et l'inclination de la deuxième rak"ah n'est pas pris en compte.

Ce jugement concerne celui qui n'est pas ma'moum ; le ma'moum accomplit une rak"ah après le salam de son imam.

Remarque importante : le fait de douter dans cette question est considéré comme le fait de se rappeler. De sorte que si on s’incline puis on doute d'avoir récité la Fatihah ou pas, ou bien si on se prosterne puis on doute de s'être incliné et remis debout ou pas, on doit immédiatement se relever en position debout et il n'est pas suffisant de se relever en position d'inclination. Quant à celui qui est encore debout et doute d'avoir récité la Fatihah ou non dans cette même rak"ah, il ne lui est pas un devoir de la réciter immédiatement car il n’a pas encore quitté la position propre à cette récitation.



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