La connaissance au sujet de Allah

 

 

 

                بسم الله الرحمان الرحيم              



Allah ( Dieu ) est exempt de tout semblable
Quoi que tu imagines en ton esprit ce n'est pas Allah
Le Créateur ne ressemble pas à Sa créature
Le Créateur du monde n’est pas contenu dans une de Ses créatures
Le Créateur du monde n’est pas contenu dans un endroit ou dans tous les endroits
Allah existe de toute éternité
Et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité
Il est exempt de l’endroit, Lui Qui les a créés
Il est exempt du changement du temps
A fait preuve d’outrance, à l’extrême
Celui qui Lui a attribué la direction du haut
Il aura limité le Créateur dans le ciel, dans l'une des six directions
Lui qui les a créées, et le Trône est au-dessus de l’eau
Ils ont confirmé pour Son Etre la localisation
L’assimilateur s’est égaré dans ce qu’il Lui a attribué

au sujet de l’attribut de la parole de Dieu :

Ont nié Ses attributs les mou"tazilah
Qu’Il est exempt d’imperfection Celui Qui nous a créés, Il est certes juste
Ils ont considéré que Sa parole est à partir d’un arbre
A Son esclave Mouça, Ah que cela est blâmable !
Et un autre groupe qui a penché à l’analogie
Ils ont ainsi confirmé que Sa parole est comme la parole des gens
Or Sa vie est de toute éternité tout comme Son Etre
Et c’est ce qui est parvenu au sujet de Ses attributs
Comme la science, la puissance et la volonté
Et il se peut que Son ordre diffère de ce qu’Il veut
Il est Celui Qui entend, tout-puissant, ayant une volonté
Le puissant Qui fait ce qu’Il veut
Ce qu’Il a révélé est l’expression de Son attribut de la parole
Qui est de toute éternité propre à Son Etre
Dis à celui qui a attribué le comment à Sa parole
En la considérant avec des lettres et des sons, je ne reconnais pas ce que tu dis
Ô vous qui assimilez le Créateur aux créatures et qui Lui attribuez le corps
La lettre (ha’) dans le mot Ar-Rahman précède bien la lettre (mim) !

Le sens en est que la parole de Allah tabaraka wa ta"ala n’est pas des lettres et des sons. C’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres et des sons car les lettres et les sons sont créés et Allah n’a pas pour attribut un attribut créé, entré en existence. Il est donc un devoir de croire que Sa parole est ainsi, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons et même si nous ne pouvons pas imaginer cela par nos cœurs. En effet, l’homme ne perçoit pas les réalités de tout ce qui existe ; et cela, il est un devoir d’y croire même si nous ne pouvons l’imaginer, tout comme nous ne pouvons imaginer l’Etre de Allah.
 
Nous, nous pouvons imaginer le corps de grande taille et celui de petite taille même si nous ne l’avons pas vu. Nous, maintenant, nous pouvons imaginer le Trône, qu’il est un corps de grande taille en direction du haut, même si nous ne connaissons pas le détail de ses caractéristiques. Il en est de même pour le paradis et pour l’enfer. Nous pouvons les imaginer même si nous ne les avons pas vus car ce sont deux corps. Autre que cela aussi, nous pouvons l’imaginer, nous pouvons alors atteindre certaines caractéristiques de ce que nous imaginons. Mais Allah tabaraka wa ta"ala, nous ne pouvons imaginer Sa réalité car Il n’a pas de ressemblance avec ce à quoi nous sommes habitués. En effet, il n’est pas un corps. Nous ne pouvons pas imaginer Celui Qui n’est pas un corps et ce qui n’est pas une caractéristique d’un corps. Nous pouvons imaginer le corps et la caractéristique du corps mais Allah n’est pas PAS UN CORPS (corps = longueur, largeur, epaisseur) et Ses attributs ne sont pas non plus tels que les caractéristiques des corps.
 
C’est pour cela, nous avons pour croyance que Allah ta"ala existe sans être un grand corps et sans être un petit corps, sans être localisé dans une direction et un endroit. Egalement, nous avons pour croyance que Allah ta"ala est un Etre Qui n’a pas des attributs des créatures. Il n’est ni en mouvement ni immobile. Ceci, la raison ne peut pas l’imaginer, l’homme n’arrive pas à l’imaginer. Nous, nous imaginons ce qui est en mouvement et nous imaginons ce qui est immobile. Mais Celui Qui existe et Qui n’est ni en mouvement ni immobile, nous ne pouvons L’imaginer. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire que Allah existe, qu’Il n’est pas en mouvement et qu’Il n’est pas immobile car le mouvement fait partie de nos caractéristiques et également l’immobilité fait partie de nos caractéristiques. Il nous est suffisant de croire et d’être catégorique par notre cœur que Allah existe sans qu’Il soit semblable à quoi que ce soit. Si déjà parmi les créatures il y a des choses que nous ne pouvons imaginer, comment serait-il inconcevable que Allah existe et que nous ne pouvons L’imaginer par notre esprit ?!

Avant que Allah ne crée la lumière et l’obscurité, est-ce que l’un d’entre nous arrive à imaginer ce moment-là ? Non, aucun d’entre nous ne peut imaginer un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Nous ne pouvons l’imaginer par notre esprit. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité car le Qour’an nous apprend cela.

Le Qour’an dit :

(الحمد لله الذي خلق السموات والأرض وجعل الظلمات والنور)


(al-hamdou li l-Lahi l-ladhi khalaqa s-samawati wa l-‘arda wa ja"ala dh-dhouloumati wa n-nour)

ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre et Qui a créé l’obscurité et la lumière »

c’est-à-dire qu’avant que Allah ne les crée, il n’y avait ni terre ni ciel, ni lumière ni obscurité. En raison de cette ayah –verset–, nous devons croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Si cela est bel et bien possible et n’est donc pas impossible selon la raison, comment ne serait-il pas possible que Allah ta"ala existe sans être un corps palpable ni un corps impalpable, sans être en mouvement ni immobile. C’est cela le sens de la ayah honorée :

(ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui

 

signifie : « Rien n’est tel que Lui ».
 
La prononciation de cette ayah est concise et légère par la langue mais sa signification est importante et étendue.

Il y a par ailleurs dans le Qour’an des ayah dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait un corps qui aurait un endroit, qu’Il aurait des membres et qu’Il bougerait. Ces ayah, il n’est pas permis de leur donner leur sens apparent. Les wahhabites sont allés à leur perte car ils ont expliqué ces ayah par leur sens apparent. Ils ont alors eu pour croyance que Allah serait un corps, qu’Il serait dans la direction du haut, établi, qu’Il descendrait et s’immobiliserait. Ils ont expliqué ces ayah selon leur sens apparent. Ils n’ont pas été en compatibilité avec cette ayah :

 (ليس كمثله شىء)  (layça kamithlihi chay’) ce qui

 

 signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

Ahlou s-Sounnah ne retiennent pas le sens apparent de ces ayah et de ces hadith. Ils les interprètent plutôt par un autre sens que le sens apparent. Celui à qui Allah ta"ala accorde la réussite, Il le guide pour bien comprendre ce sujet.

Bien que la parole de Allah tabaraka wa ta"ala par laquelle Il parle de toute éternité n’est pas des lettres ni des sons, nous disons que le Qour’an est la parole de Allah car ce Qour’an qui est des lettres et des sons, indique la parole de Allah qui elle n’est pas des lettres et des sons. Ce Qour’an que nous récitons avec des lettres et des sons est une expression de la parole de Allah par laquelle Il parle de toute éternité sans qu’elle soit des lettres et des sons. Quant à cette parole qui n’est pas lettres et sons, l’ont entendue Jibril et notre maître Mouhammad la nuit de son ascension (al-mi"raj) ainsi que Mouça qui l’a entendue à At-Tour –Mont Sinaï–. Mais dans l’au-delà, chacun d’entre nous entendra la parole de Allah qui n’est pas des lettres et des sons.

Ce Qour’an, la Tawrah –la Thora–, l’injil –l’évangile– et le Zabour –les psaumes– et les autres Livres célestes, Allah les a fait écrire sur la Table préservée cinquante mille années avant que ne soient créés les sept cieux et la terre. Il a fait écrire ces Livres sur la Table préservée. Puis Il a ordonné à Jibril de prendre le Qour’an et de le descendre à notre Prophète Mouhammad et de descendre ces autres Livres à ces autres Prophètes qui étaient avant notre Prophète Mouhammad. Ce n’est pas Allah Qui aurait lu le Qour’an à Jibril. Il a plutôt ordonné à Jibril de prendre le Qour’an à partir de la Table préservée. Par la suite, Jibril l’a lu à notre maître Mouhammad.

Apprenez cela, que Allah vous donne les bénédictions. Enseignez cela à d’autres. Tout cela, tout ce qui s’est dit dans ce cours, enseignez-le à d’autres car les écoles de nos jours, la plupart des écoles n’enseignent pas la croyance de Ahlou s-Sounnah. Elles enseignent la Fatihah, les tahiyyat, l’invocation ibrahimiyyah et les noms des cinq prières. Par le passé, dans le kouttab –école d’enseignement de Qour’an pour les petits–, on enseignait aux enfants que Allah existe sans endroit, qu’Il n’a pas de ressemblance avec les créatures. Quant à aujourd’hui, l’ignorance a prévalu chez les plus âgés tout comme les plus jeunes. En effet, celui qui étudie dans ces écoles contemporaines, puis grandit, puis devient père et son enfant, à son tour, prend son éducation dans ces écoles, le père tout comme son fils deviennent ignorants de la croyance de Ahlou s-Sounnah.

Remerciez Allah Qui vous a assuré qui vous enseigne cette croyance sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis, jusqu’à notre époque, de ceux à qui Allah a voulu le bien.