La preuve à partir Qour’an qu’il
y a une bonne innovation

 



قولُهُ تعالى: ]وَجَعَلْنَا فِي قُلُوبِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ رَأْفَةً وَرَحْمَةً وَرَهْبَانِيَّةً ابْتَدَعُوهَا مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ إِلاَّ ابْتِغَاء رِضْوَانِ اللهِ[
[سورة الحديد/27].

 

La parole de Allah ta"ala ce qui signifie : « Nous avons créé dans les cœurs
de ceux qui l’ont suivi une bienveillance, une miséricorde et un monachisme
qu’ils ont innové. Nous ne leur avions pas ordonné, ils ne l’ont fait que par
recherche de l’agrément de Allah
 » [ sourat Al-Hadid, ayah 27]

 

أ ـ   ففي هذه الآيةِ مدحُ المؤمنينَ من أمّةِ عيسى لأنّهم كانوا أهل رحمةٍ ورأفةٍ.

ب ـ ولأنهم ابتدعوا الرَّهبانيّةَ وهي الانقطاعُ عن الشَّهواتِ المباحَةِ زيادةً على تجنبِ المحرماتِ.

ج ـ حتَّى إنّهم انقطعوا عن الزّواجِ وتركوا اللّذائِذَ من المطعوماتِ والثّياب الفاخرةِ  وأقبلوا على الآخرةِ إقبالا تامًّا.

 

a- Dans cette ayah, il y a un éloge pour les croyants de la communauté de "Iça.
Parce que c’était des gens qui avaient une bienveillance et une miséricorde..

b- Et parce qu’ils ont innové un monachisme, c’est-à-dire qu’ils se détachaient des plaisirs qui étaient autorisés en plus du fait d’éviter les interdits

c- au point d’abandonner le mariage. Ils ont même délaissé les mets délicieux. et les habits luxueux Ils se sont consacrés à l’au-delà d’une manière complète.

 

فقوله تعالى: ]مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ إِلاَّ ابْتِغَاء رِضْوَانِ اللهِ[
{27}

 

la parole Allah ta"ala qui signifie : « Nous ne nous leur avions pas ordonné »

 

أ ـ فيه مدحٌ لهم على ما ابتدعوا أي ممَّا لم ينصّ لهم عليهِ في الإنجيلِ ولا قالَ لهم المسيحُ بنصّ منهُ افعلوا كذا.

 

a- Allah ta"ala a fait leur éloge pour ce qu’ils ont innové de ce qui ne leur avait pas été énoncé dans Al-‘Injil et que "Iça ne leur avait pas dit par un énoncé de sa part."Iça "alayhi s-salam ne leur a pas dit d’agir de la sorte non plus que cela n’a été énoncé dans Al-‘Injil .

 

ب ـ إنَّما هم أرادوا المبالغةَ في طاعةِ الله تعالى والتَّجردَ لطاعتِهِ بتركِ الانشغالِ بما يتعلَّقُ بالزّواجِ ونفقةِ الزوجةِ والأهلِ.

 

b- Ils voulaient accomplir les actes d’adoration de Allah de façon complète. Ils voulaient ainsi accomplir des actes d’adorations de Allah ta"ala à l’extrême et s’y consacrer exclusivement, en abandonnant les préoccupations du mariage et de la charge obligatoire envers l’épouse et la famille

 

ج ـ ثم هؤلاءِ الذين مدحهم الله كانوا من أتباعِ عيسى على الإسلامِ مع التمسكِ بشريعةِ عيسى. كانوا يبنونَ الصّوامِعَ أي بيوتًا خفيفةً من طينٍ أو من غير ذلكَ على المواضع المنعزلةِ عن البلدِ ليتجرَّدوا للعبادةِ، ثم جاءَ

بعدَهم أناسٌ قلدوا أولئكَ مع الشّركِ أي مع عبادةِ عيسى وأمّهِ وتشبَّهوا بأولئكَ بالانقطاع عن الشهواتِ والعكوفِ في الصَّوَامِع لقولِهِ تعالى: ]فَمَا رَعَوْهَا حَق رِعَايَتِهَا[ [سورة الحديد/27] لأن هؤلاء ما التزموا بالرهبانيةِ الموافقة لشرعِ عيسى كما التزمَ أولئكَ السابقونَ.

 

c- Ceux-là sont des croyants, des musulmans qui étaient sur la voix de "Iça "alayhi s-salam, et qui l’ont suivi sur sa chari"ah Ces gens-là construisaient des ermitages.
Les ermitages sont des maisonnettes d’argile ou autre, ils les construisaient en des lieux écartés des villes, pour se consacrer exclusivement à l’adoration.
Ensuite, ceux qui sont venus après ceux-là et qui les ont imités mais en attribuant des associés à Allah en adorant "Iça "alayhi s-salam ainsi que sa mère. Même s’ils ont essayé de ressembler aux premiers n se privant des plaisirs et en s’isolant dans les ermitages. En effet, dans a suite de cette ayah, Allah ta"ala dit: [فَمَا رَعَوْهَا حَقَّ رِعَايَتِهَا]. C’est-à-dire que ceux qui sont venus après ne se sont pas attachés à ce même monachisme qui était conforme à la Loi de "Iça alayhi s-salam, tout comme les premiers prédécesseurs s’y étaient attachés.

 

فيؤخَذُ من هذه الآيةِ أن مَن عَمِلَ عملاً لا يخالفُ الشرعَ بل يوافقهُ ليس بدعةً مذمومةً بل يُثَابُ فاعلُه ويسمَّى سنةً حسنةً وسنةَ خيرٍ، ويسمَّى بدعةً حسنةً أو بدعةً مستحبَّةً.

 

On retient de cette ayah que celui qui fait un acte qui non seulement ne contredit pas la chari"ah mais est bien en accord avec elle, son acte n’est pas une innovation blâmable. Plus encore, celui qui fait un tel acte en sera récompensé. Cet acte est appelé une sounnah haçanah –une bonne tradition, sounnatou khayrin – une tradition de bien–, il s’appelle également une bonne bid"ah –une bonne innovation– ou encore une innovation moustahabah –une innovation recommandée–.