Les huit règles


Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman, Ar-Rahim
La louange est à Allah le Seigneur des mondes, à Lui reviennent la grâce, le mérite et les bons éloges. Que l’honneur de la part de Allah Celui Qui accorde le bien et Qui fait miséricorde, ainsi que les invocations des anges des plus hauts degrés soient en faveur de notre maître Mouhammad le plus honorable des  envoyés, ainsi qu’aux membres de sa famille bons et purs.


Introduction et Conseil important


L’honnêteté dans la science est plus importante que l’honnêteté dans les biens. Il convient à la personne d’être précautionneuse dans ses paroles et il convient d’oeuvrer conformément à ce qu’a dit notre maître "Abdou l-Lah le fils de "Oumar Ibnou l-Khattab : « La science a trois sources : un Livre clair, une tradition instaurée et je ne sais pas ». Un Livre clair signifie le Qour’an, une tradition instaurée signifie un hadith confirmé.

Attachez-vous donc de comprendre la question de manière correcte et de ne pas vous empresser pour émettre un jugement tout comme l’a dit l’Imam, notre maître "Abdoul-Lah Ibnou "Abbas que Allah les agrée tous les deux :
« Faites-mois bien comprendre ce que vous dites et comprenez bien de moi
ce que je dis».


Et attachez-vous à une parole, celui qui l’aura appliquée, aura bien profité à
autrui, à savoir : « La beauté de la science, c’est l’indulgence ».


Par ailleurs, beaucoup de catastrophes dans les paroles au sujet de la religion
proviennent du dépassement de la personne de sa limite. Elle émet alors des
jugements et des avis sans science sur des questions annexes au cours de son
enseignement. Ces questions ne font pas partie de l’origine du livre qu’elle enseigne. Ceci est un grave danger. Si l’étudiant l’interrogeait, qu’elle ne réponde pas aux questions annexes au sujet desquelles elle n’a pas reçu de
transmission. Qu’elle dise plutôt : « Je ne sais pas ». Elle se sera
sauvegardée et aura sauvegardé l’étudiant. Que l’enseignant ne pense pas
que s’il ne répondait pas à cette question annexe, l’étudiant à qui il enseigne
le considèrerait faible. Qu’il ne prête pas attention à cela.
De plus, il est important que l’enseignant ait présent à l’esprit au tout
début de son enseignement que son objectif est de profiter aux gens
concernant leur religion, par recherche de Son agrément ta"ala. Son objectif
n’est pas qu’on dise de lui qu’il est fort dans la science. S’il a présente cette
intention dès le début du cours, il lui sera aisé de dire :« Je ne sais pas » au sujet de ce à propos de quoi il n’a pas reçu de transmission.
Enfin, il est important de penser au sujet de celui qui apprend auprès de l’enseignant, de qui est présent dans son assemblée autre que ses étudiants : est-ce que l’expression qu’il cite dans son cours, les présents en comprennent le sens tel qu’il convient ou ils n’en comprennent pas ce que lui-même comprend et vise par cette expression ?


L’Imam "Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Parlez aux gens selon leur
compréhension. Aimeriez-vous que soit démenti Allah et Son Messager ?! »
Rapporté par Al-Boukhariyy.

Les Huit Règles


Allah ta"ala dit :
(ma yalfidhou min qawlin ’illa ladayhi Raqiboun "Atid) [sourat Qaf / 18] ce qui signifie : « Pas une parole qu’il prononce sans que soient auprès de lui Raqib et "Atid »


Cette ‘ayah a indiqué que toute parole que la personne prononce est consignée par les deux anges Raqib et "Atid, que cette parole soit une parole de bien ou de mal. Même la parole qui est de l’ordre de l’indifférent (moubah), les deux anges l’inscrivent. On a su à partir de là que l’homme rendra des comptes sur ce qu’il dit. Ainsi, s’il dit du mal, il sera rétribué en conséquence et s’il dit du bien, ce sera en sa faveur.
Pour cela nous disons que celui qui prononce la parole de mécréance, de son propre gré, c’est-à-dire délibérément, qu’il n’était pas fou ni qu’il a prononcé la mécréance en y étant contraint ou par lapsus de langue, ce qui est provenu de lui l’a fait sortir de l’Islam.
Les savants ont ainsi classé la mécréance en trois catégories :
une mécréance par la croyance, une mécréance par les actes et une mécréance par la parole.
Ci-après des règles qui permettent de connaître parmi les paroles, les actes et les croyances, ce qui fait sortir de l’Islam :


La Première Règle


Celui qui renie ce qui est connu d’évidence de la religion, c’est-àdire ce qui est connu d’une connaissance claire dans laquelle s’associent le savant et le commun des musulmans, il devient mécréant même s’il était ignorant, c’est-à-dire qu’il ignorait que cette parole fait sortir de l’Islam.
C’est comme s’il a dit que boire de l’alcool est licite, alors qu’il savait que c’est interdit mais qu’il ignorait que s’il disait que c’est licite alors il devient mécréant.
Ainsi, celui qui renie ce qui est connu d’évidence de la religion, il devient mécréant sauf s’il est récemment entré en Islam ou s’il a grandi dans une région éloignée des savants ou s’il est comme récemment entré en Islam comme s’il a vécu parmi les musulmans mais qu’il n’est pas beaucoup parvenu à ses oreilles le jugement d’une question, à condition qu’il ne savait pas que le jugement qu’il a renié fait bien partie de la religion agréée par Allah, l’Islam et à condition que ce qu’il a renié est autre que ce qui est de l’ordre de l’exemption de Allah du semblable et de la localisation dans la direction et l’endroit. Est excepté également celui qui a fait une mauvaise interprétation et s’est trompé sur une question autre que les sujets catégoriques, comme s’il a eu l’illusion que la ‘ayah ou le hadith auraient un autre sens que le sens visé. Quant à celui qui s’est trompé dans les sujets catégoriques il n’est pas excusé. Pour plus de détail, nous disons : les fondements de la croyance sont de deux sortes :
1- une sorte telle que celui qui en doute ou qui la renie devient mécréant
2- une sorte telle que celui qui en doute ou qui la renie par ignorance ne devient pas mécréant


La première : c’est ce qui est connu d’évidence de la religion, comme ce qui est de l’ordre du supplice de la tombe pour le mécréant.
Le deuxième : ce sur quoi il y a Unanimité mais n’est pas clair d’une manière telle que s’associent à la connaître le savant et le commun des musulmans.
Certains des jugements concernant le caractère illicite (haram), licite (halal), obligatoire (wajib) ou méritoire (machrou") fait l’objet de divergence. Celui qui, faisant partie des gens du commun, prend l’avis de n’importe quel moujtahid digne de considération, il ne devient pas mécréant.


Ce qui fait l’objet de l’unanimité parmi les jugements est de deux
sortes :


La première : ce qui est connu de manière claire d’une connaissance dans laquelle s’associent le savant et le commun, que ce soit pour considérer interdit, licite, obligatoire, méritoire ou permis. Celui qui renie cela, même en étant ignorant, est sorti de l’Islam, sauf s’il n’a pas beaucoup ni peu entendu ce jugement de la part des musulmans et qu’il n’a donc pas eu pour croyance que cela fait partie de leur religion, c’est-à-dire la religion des musulmans. C’est le jugement de celui qui est récemment entré en Islam ou de celui qui lui est semblable. Donc, s’il a entendu de peu ou de beaucoup que cela fait partie de la religion des musulmans du moment qu’il a eu pour croyance, le jugement est le même [s’il le renie, même ignorant, il sort de l’Islam].
Ce qui est visé par notre parole « ignorant », c’est ignorant qu’il devient mécréant en reniant.

La deuxième : ce qui fait l’objet de l’unanimité mais qui n’est pas connu de
manière claire d’une connaissance dans laquelle s’associent le savant et le
commun. Celui qui le renie ou qui en doute par ignorance ne devient pas
mécréant, que ce soit pour considérer interdit, licite, obligatoire ou méritoire. C’est le cas par exemple de l’interdiction de serrer la main à la femme ‘ajnabiyyah sans désir ou qu’un homme se retrouve seul en présence d’une femme alors qu’elle n’est pas mahram pour lui.
Ce qui est visé ici par « par ignorance », c’est ignorant son jugement dans la
Loi, comme s’il croyait interdit ce qui est licite ou l’inverse et ce qui est de cet ordre.


La règle est que celui qui contredit ce sur quoi les musulmans ont été unanimes et qui est devenu connu d’évidence de la religion, c’est-à-dire qui est devenu réputé et qui s’est diffusé auprès des particuliers tout comme les gens du commun, pour ce qui est de son caractère illicite, obligatoire, méritoire ou pas, confirmé ou rejeté, il est alors apostat.


La Deuxième Règle


Toute parole, tout acte ou toute croyance qui signifie une moquerie ou un dédain à l’égard de Allah, de Ses Livres, de Ses messagers, de Ses anges,
des rites de la religion agréée par Allah, des signes de la religion agréée par
Allah, de Ses ayah, de Ses lois, de Sa promesse ou de Sa menace est une
mécréance.
Pour détailler davantage cette règle, nous disons : les savants ont classé les
termes qui rendent mécréant en non explicite ou équivoque (dhahir) et en
explicite ou clair (sarih). Le terme équivoque est celui qui a du point de vue
de la langue deux sens ou plus mais qui est plus proche du sens de mécréance. Quant au terme clair, c’est celui qui n’a du point de vue de la langue qu’un seul sens qui est de la mécréance. Ils ont dit : celui qui prononce une parole équivoque, c’est-à-dire qui a deux sens ou plus, dont l’un vient immédiatement à l’esprit et qui est de la mécréance alors que l’autre sens ne vient pas immédiatement à l’esprit, dans ce cas on ne le déclare pas mécréant avant de connaître ce qu’il visait.
Quant à celui qui dit une parole claire et explicite dans la mécréance, il est
déclaré mécréant, il n’est pas interrogé sur ce qu’il vise et il ne lui sera accepté aucune autre interprétation sauf s’il ne connaissait pas ce sens clair mais pensait que le sens de cette parole était tout autre. Cette expression pour lui n’aura alors pas le jugement du clair. Un exemple de cela est la parole de certaines personnes ( ma fi l-woujoudi ‘il-la l-Lah) –il n’y a dans l’existence que Allah-, (la mawjouda ‘il-la l-Lah) –il n’y a d’existant que Allah– ou (houwa l-koull) –Il est le tout–. Ces expressions sont de la mécréance claire de par leur signification dans la langue car leur signification est que le monde est Allah. Seulement, il y a parmi les gens qui n’en comprennent pas ce sens. Ils croient plutôt que leur signification est que Allah est Celui Qui gère toute chose. Quant à ceux qui ont utilisé ces expressions pour la première fois et qui en comprennent ce sens qui est de considérer un Allah et le monde – c’est-à-dire qu’ils considèrent que Allah et le monde sont une même chose –, eux deviennent mécréants. Ceux-là étaient les athées des prétendus soufis, qui se réclamaient de l’Islam. Ces expressions sont par la suite parvenues aux oreilles de certains du commun sans qu’ils en connaissent le sens. Ces expressions sont parvenues aux athées des prétendus soufis à partir de certains philosophes grecs. Ensuite,
depuis environ un siècle, des gens qui se réclament de la Chadhiliyyah yachroutiyyah ont utilisé ces expressions, en croyant en leur signification qui est de la mécréance. C’est leur sens d’origine. Ceux-là tantôt disent que Allah est présent en toute personne et tantôt ils disent que Allah s’est uni avec les personnes.
Il en est de même si quelqu’un à cause de son ignorance du sens selon la langue a cru que l’expression pouvait avoir deux sens, l’un d’eux étant de la mécréance et l’autre ne comportant pas de mécréance et qu’il l’avait dite en visant le sens qui n’est pas de la mécréance. Dans ce cas, il ne devient pas mécréant. Contrairement à celui qui a su que l’expression est claire du point de vue de la langue et qu’il a inventé de lui-même un autre sens qu’il a visé et, qu’il n’a pas cru au premier sens du terme. Il l’a seulement dit délibérément en comprenant le sens d’origine du terme. C’est comme par exemple la parole de certains impudents qui disent : (‘oukhta Rabbika) –la soeur de ton Dieu – ou la parole de certains à d’autres (Ya bna l-Lah) –Ô toi fils de Dieu–. Ceux-là deviennent mécréants bien qu’ils n’aient pas visé le sens d’origine. Il y a une partie d’entre eux qui disent (Ya bna l-La) sans (h) du nom de Allah. Ils comprennent de ce terme le nom Allah. D’autres prononcent avec le (h) car pour eux « Allah » avec (h) et « Alla » sans (h) c’est la même chose.
Nous disons au sujet de celui qui prononce la parole claire que nous considérons son cas : s’il comprend le sens ou s’il l’ignore et qu’il a cru que cette expression a un autre sens. S’il l’ignorait donc, nous ne le déclarons pas mécréant dans ce dernier cas mais nous lui enseignons le sens de l’expression et nous lui interdisons de la répéter.
A partir de là il est su qu’il ne convient pas de s’empresser pour la déclaration de mécréance de quelqu’un qui a prononcé une expression équivoque, avant d’avoir pris connaissance de ce qu’il visait. Il ne convient non plus pas de s’empresser pour déclarer mécréant celui qui dit une parole claire et surtout dans cette époque sauf après avoir su qu’il comprend le sens de cette parole et qu’il sait qu’elle est claire. A ce sujet des savants  hanafiyy et d’autres ont dit que si la parole a soixante-dix sens qui sont de la mécréance et un seul qui n’est pas de la mécréance, celui qui l’a dite n’est pas mécréant sauf s’il est su qu’il avait visé l’un des sens qui est de la mécréance.
Des paroles proches de celles-ci sont attribuées à certains imams moujtahid
Abou Hanifah ou Malik. Cela n’a pas été validé comme ayant été dit par eux. Mais le sens est correct même si aucun des deux imams ne l’a dit.
L’expression retenue chez les plus récents des savants de jurisprudence, pour la confirmation du jugement de l’apostasie, c’est leur parole : si l’expression a des possibilités qui impliquent la mécréance, et une seule possibilité qui n’implique pas la mécréance, le Mufti ne le déclare mécréant que s’il visait le sens de mécréance. Ce qu’ils visent par « des possibilités »
ce sont les significations. En effet, une seule expression peut avoir plus de dix significations comme le mot yad. Ainsi, celui qui attribue al-yad à Allah et s’il en a visé l’organe (et donc la main) qui est celui de l’homme et autre que l’homme, il est déclaré mécréant car il aura assimilé Allah à Ses créatures. Quant à celui qui attribue al-yad à Allah et qui en a visé la puissance (al-qoudrah) ou la grâce (an-ni"mah) ou ce qui est de cet ordre parmi les sens qui ne comportent pas d’assimilation de Allah avec Ses créatures, alors il n’est pas déclaré mécréant.
C’est conformément à ce détail qu’est jugé celui qui explique al-yad attribué
à Allah dans le Qour’an ou al-istiwa’ "ala l-"arch dans le sens perceptible qui fait partie des caractéristiques des créatures. Il en est de même pour celui qui explique al-maji’ rapporté dans le Qour’an dans Sa parole ta"ala :

(wa ja’a Rabbouka wa l-malakou) par le maji’ de l’homme ou des anges, c’est-à-dire par le déplacement et le mouvement d’un endroit à un autre. Il devient mécréant.


Par contre, celui qui prononce la parole claire de mécréance, mais qui a oublié le sens qu’il connaissait auparavant, c’est-à-dire que lorsqu’il a parlé il comprenait de cette parole un sens qui ne comporte pas de mécréance, dans ce cas-là il ne devient pas mécréant. Ainsi, si nous entendons quelqu’un dire (as-salatou ^ala n-nabiyy est déconseillée), il ne convient pas de s’empresser pour le déclarer mécréant. On l’interroge plutôt sur ce qu’il visait. En effet, les Arabes emploient le terme nabiyy pour désigner la terre surélevée et bosselée. S’il s’avère que ce qu’il visait c’était que la prière sur la terre bosselée est déconseillée car dans cette prière il n’y a pas de khouchou" ou de crainte, sa parole est vraie. Mais s’il s’avère que ce qu’il vise c’est que l’invocation en faveur du Prophète Mouhammad serait déconseillée, alors il devient mécréant. Dans Al-Qamous et dans d’autres livres, figure le fait que le mot an-nabiyy a ces deux sens.


D’autre part, il nous apparaît un autre point : le Mufti n’a pas à émettre d’avis sur ces questions sans connaître la langue des gens du pays et les expressions qu’ils utilisent. Les spécialistes de jurisprudence ont dit : le Mufti n’a pas à émettre d’avis concernant les termes avant de connaître la terminologie des gens du pays.


La Troisième Règle


Celui qui a dit, cru ou fait ce qui est clair dans la mécréance, son témoignage avec le doute sur le jugement ne lui est pas profitable. Il lui est plutôt  indispensable d’être catégorique à reconnaître qu’il est tombé dans la mécréance et de dire ensuite les témoignages avec l’intention de se décharger de cette mécréance. Il ne lui est pas profitable de faire les témoignages tant qu’il n’a pas abandonné la mécréance, comme s’il a dit les témoignages par habitude. C’est ce qui se produit de la part de nombreuses personnes qui prononcent des paroles de mécréance sans les abandonner par la suite, c’est-à-dire sans prendre connaissance que ce sont des paroles de mécréance pour s’en décharger dans leurs coeurs. Ils font les témoignages comme cela est de leur habitude lors du tachahhoud en des temps et des occasions comme l’appel à la prière. Cela ne leur est d’aucune utilité.


Remarque importante : Celui qui a commis la mécréance puis a dit astaghfirou l-Lah (je demande le pardon de Allah) avant de revenir à l’Islam avec les deux témoignages, cela ne lui est utile en rien. Plus encore, il augmente en  mécréance car il demande à être pardonné alors qu’il est sur la
mécréance. Or Allah ne pardonne pas la mécréance du mécréant ni ses
péchés, tant qu’il est sur sa mécréance.
Autre remarque : Celui qui est tombé dans une mécréance, puis, lorsqu’il a
appris le jugement que c’est de la mécréance, il ne s’est pas rappelé qu’il est
tombé dedans. Il a prononcé les deux témoignages à son habitude, sans
avoir présent à l’esprit ce qui est provenu de lui avant d’avoir appris le
jugement. Ensuite, après un certain temps, il s’est rappelé qu’il est tombé
dans cette mécréance et il n’avait pas dit les témoignages pour se débarrasser de la mécréance parce qu’il ne se rappelait pas alors qu’il y est tombé, alors son témoignage qu’il a dit par habitude lui est utile et il ne redit pas les témoignages car il a abandonné la mécréance et qu’il ne s’entête pas.
Remarque importante : Si quelqu’un a abandonné la mécréance et a dit les témoignages, ce n’est pas une condition qu’il fasse l’intention d’entrer en Islam. La condition est plutôt de délaisser la mécréance. Lui, du moment qu’il a su que ce qui s’est produit de sa part est une mécréance puis a dit les témoignages, ces témoignages constituent l’intention d’entrer en Islam.

Mais avoir présent à l’esprit une expression particulière comme de dire : je
dis les témoignages avec l’intention d’entrer en Islam, requérir cela n’a pas
de sens. Il a su qu’il a commis la mécréance, puis l’a abandonnée, et a voulu
s’en débarrasser et a dit les témoignages. C’est cela même qu’est l’intention
d’entrer en Islam.
Quant à dire à l’apostat : fais les témoignages dans l’intention d’entrer en Islam, dans le sens qui a été précédemment indiqué, c’est-à-dire afin qu’il sache qu’il est mécréant et pour qu’il abandonne sa mécréance puis qu’il dise les  témoignages, dans ce cas-là il n’y a pas de nuisance.
Quant au témoignage connu sous le nom de témoignage par précaution, il est utile dans deux cas :
Premièrement : s’il a dit des paroles équivoques puis a douté lequel des
deux sens il a visé lorsqu’il a parlé Deuxièmement : s’il a appris le jugement d’une question qu’elle est de la mécréance et a douté si elle est provenue de lui ou pas, il dit alors les témoignages par précaution.


Ici Avertissement : quelqu’un a dit les témoignages pour se débarrasser de toute mécréance au cas où il s’en serait produit de lui.
Ensuite, après quelque temps, il a eu la certitude qu’il s’est produit de lui avant son témoignage une question de mécréance. Est-ce qu’il lui faut un deuxième témoignage ou est-ce que le premier est suffisant ?
La Réponse : le jugement diffère selon le cas. Si lorsqu’il avait dit les témoignages dans l’intention de se débarrasser de la mécréance, il connaissait le jugement de cette question dont il s’est rappelé par la suite, son premier témoignage lui suffit. Sinon, il lui faudra dire à nouveau les témoignages pour sortir de la mécréance.


La Quatrième Règle


Ne devient pas mécréant celui qui renie les termes du hadith moutawatir mais il devient mécréant s’il renie sa signification et qu’il s’agissait d’une chose connue d’évidence de la religion. Par contre, celui qui renie une seule lettre sujette à l’unanimité, du Livre de Allah, celui-là devient mécréant si son reniement était par entêtement.


Les hadith moutawatir, selon certains, sont environ cinquante.

La Cinquième Règle


Celui qui décide de commettre la mécréance dans le futur, ou qui hésite à la
faire ou qui fait dépendre sa mécréance de l’arrivée d’une chose, comme s’il a dit : si mes biens sont perdus ou si mes enfants meurent, je me fais juif ou je change pour une autre religion que l’Islam, il devient mécréant immédiatement.
C’est le cas également de celui qui ordonne à autrui de commettre la mécréance, comme s’il disait à son esclave insulte-lui, c’est-à-dire à une personne, son Dieu. C’est ce que font certaines personnes pour entraîner l’enfant à parler. Ils lui disent insulte lui son Dieu. Si l’enfant prononce l’insulte de Allah, ils sont contents. Ainsi s’il lui dit (yal"an Rabbak) –que soit maudit ton Dieu–, celui qui aura ordonné à cet enfant de dire ces paroles, il devient mécréant même si l’enfant ne comprend pas le sens.


Celui-là est comme s’il avait dit à un homme âgé : insulte le Dieu de celui-ci.
Le jugement est le même.
Devient mécréant celui qui a contraint quelqu’un à la mécréance car se satisfaire de la mécréance est de la mécréance. Rentre dans ce cadre
l’approbation de la mécréance de la part d’autrui. Par contre, si le mécréant
a décidé d’entrer en Islam, et qu’il n’est pas effectivement entré en Islam,
cela ne le rend pas croyant, jusqu’à ce qu’il prononce les deux témoignages
avec décision ferme et catégoriquement. C’est alors qu’il sera musulman.


La Sixième Règle


Tout acte qui ne provient que d’un mécréant est de la mécréance. Un exemple de cela est le fait de jeter le Mous-haf dans les ordures ou la prosternation pour une idole.


La Septième Règle


Celui qui souhaite que soit licite une chose qui était interdite dans toutes les
Lois, il devient mécréant. C’est comme s’il disait (Ah si seulement la fornication était licite). Ce n’est pas le cas de celui qui souhaite que soit licite une chose qui était licite dans certaines Lois, comme le mariage d’un frère avec sa soeur. Parmi les choses qui sont interdites dans toutes les Lois, depuis la Loi de ‘Adam et jusqu’à la Loi de Mouhammad, il y a la consommation du sang qui coule, du cadavre, de la chair du porc et également la chair de ce sur quoi a été cité autre que le nom de Allah lors de son égorgement.


La Huitième Règle

 

Celui qui déclare mécréant un musulman, sans aucune mauvaise interprétation devient mécréant, tout comme cela a été validé du hadith de Mouslim :
(man qala li’akhihi ya kafir faqad ba’a biha ‘ahadouhouma fa’in kana kama qala wa ‘il-la raja"at "alayh)
ce qui signifie : « Celui qui dit à son frère : Ô mécréant, l’un des deux en sera chargé : soit il en est tel qu’il l’a dit soit elle retombe sur lui ». En effet, il aura ainsi considéré l’Islam, sur lequel est celui à qui il s’est adressé, comme étant de la mécréance. Par contre, s’il avait fait une mauvaise interprétation, comme s’il l’avait déclaré mécréant parce qu’il buvait de l’alcool ou qu’il faisait la fornication et qu’il aurait ainsi cru par son ignorance que sa consommation d’alcool ou sa pratique de la fornication est de la mécréance et s’il l’a déclaré mécréant pour cela, il ne devient pas mécréant mais plutôt grand pécheur. Il en est de même s’il a appris qu’untel qui est musulman s’est suicidé, et qu’il a dit c’est de la mécréance à cause de son ignorance de la réalité du jugement du suicide, alors il ne devient pas mécréant.


Information importante


Il y a de nombreuses questions que certains croient sujettes à unanimité selon tous les savants de l’Islam alors qu’il n’en est pas ainsi. Un exemple de cela est le fait de manger pendant Ramadan. Il prend fin par la levée de l’aube. C’est ce sur quoi est la majorité des savants de l’Islam et c’est la vérité. Mais il y a parmi eux qui fait partie de ceux qui sont aptes à l’ijtihad et qui s’est trompé. Il a dit qu’il est permis de manger jusqu’au lever du soleil. Ils n’ont pas déclaré mécréant celui qui a dit cela et qui était un tabi"iyy, un successeur, c’est-à-dire de ceux qui ont atteint les compagnons et qui ont pris d’eux la science. C’est pour cela qu’il n’est pas permis de s’empresser dans la déclaration de mécréance.
La connaissance de ce sur quoi il y a unanimité, ce n’est pas n’importe qui qui peut l’avoir. Les savants qui nous ont précédés ont eu des divergences sur de nombreuses questions, comme la récitation du Qour’an pendant la prière. Il y a parmi le Salaf qui était apte à l’ijtihad qui a dit :
celui qui accomplit parfaitement l’inclination et la prosternation sa prière est
valable, c’est-à-dire même s’il n’a rien récité du Qour’an dans sa position debout. Il y a eu parmi eux qui a dit que la parole « Allahou ‘akbar » n’est pas un pilier pour entrer en rituel de prière et que l’intention à elle seule sans le takbir est suffisante. S’il a eu l’intention d’accomplir telle prière, cela lui suffit sans qu’il fasse le takbir. Celui qui a dit cela est l’Imam Mouhammad Ibnou Mouslim Az-Zouhriyy qui était des plus jeunes successeurs. Et il y a d’autres questions de cet ordre.
Il ne convient donc pas de s’empresser. Il ne convient pas que l’on fonde le fait de considérer licite ou illicite ou la déclaration de mécréance sur l’illusion. Mais il convient de les fonder sur la précaution tout en considérant la question si elle  est sujette à unanimité ou pas. Ensuite de voir si elle est connue d’évidence de la religion ou pas. C’est après  cela qu’il parle de son jugement.


Par contre, ce qui indique un manque de respect à l’égard de Allah ou de Son Messager ou de Ses anges, ou de la religion qu’Il agrée, ou des rites de l’Islam ou ce qui est une sorte d’assimilation de Allah avec le monde, ou un reniement des treize attributs obligatoires selon la raison pour Allah, il ne convient pas de s’abstenir de déclarer mécréant celui qui contredit à ce sujet.
En effet, les gens de la vérité, des savants de l’Islam n’ont pas eu de divergence pour déclarer mécréant quiconque contredit ce sujet. Ainsi, celui qui dit que Allah est un corps impalpable ou palpable, on ne s’abstient pas de le déclarer mécréant quel que soit le degré de son ignorance : la confirmation des treize attributs pour Allah ta"ala est indiquée par la raison, même s’il n’en a pas entendu parler dans la science de la religion.
Donc celui qui a entendu et celui qui n’a pas entendu sont équivalents en cela. On ne prend pas en considération les ignorants qui contredisent la vérité en cela, qu’ils soient nombreux ou pas. Par contre, celui qui a renié les attributs qui ne sont pas indiqués par la raison mais qui sont cités dans le Qour’an comme al-wajh, al-yad, al-"ayn, dans Sa parole ta"ala : (koullou chay’in halik ‘il-la wajhah) [sourat Al-Qasas / 88] ou Sa parole (yadou l-Lahi fawqa ‘aydihim) [sourat Al-Fat-h / 10] ou Sa parole au sujet de l’arche de Nouh (tajri bi a"younina) [sourat Al-Qamar / 14], celui qui les renie, n’est pas déclaré mécréant sauf s’il a su qu’ils ont été mentionnés dans le Qour’an et que malgré cela il les a reniés. Par contre, celui qui dit que Allah n’a pas de yad, Il n’a pas de "ayn, Il n’a pas de wajh, car il n’a pas su que cela figure dans le Qour’an et qu’il a renié alors, celui-là n’est pas déclaré mécréant. Mais on lui dit : ceci est cité dans le Qour’an, si tu renies après cela, tu deviens mécréant.

L’Imam Ach-Chafi"iyy a mentionné dans certains de ses livres que celui qui renie les attributs de Allah, que l’on ne peut connaître par la preuve selon la raison et la réflexion intellectuelle, il ne devient pas mécréant s’il le renie sauf s’il a renié après avoir su que cela est confirmé selon la Loi. S’il renie après en avoir pris connaissance, il devient mécréant.
Devient également mécréant celui qui a expliqué al-yad, al-wajh et al-"ayn par le corps au sujet de Allah ta"ala. Allah n’en a pas visé un wajh du corps, comme le wajh des créatures –le visage– ni un yad comme le yad des créatures –main–, ni un "ayn comme le "ayn des créatures –oeil– car le wajh, le yad et le "ayn au sujet des créatures sont des corps soit impalpables soit palpables. Le wajh de l’ange, son yad et son "ayn sont des corps impalpables. Le wajh de l’homme, son yad et son "ayn sont des corps palpables. Celui qui explique le wajh, le yad et le "ayn attribués à Allah ta"ala dans le sens du corps, il devient mécréant car il aura assimilé le Créateur à Ses créatures. Le monde est ainsi des corps impalpables et des corps palpables. C’est Allah Qui a créé les corps impalpables et les corps palpables, Qui les a fait exister après qu’ils n’existaient pas. Comment se pourrait-il que Allah soit un corps impalpable comme les anges et la lumière ou un corps palpable comme les humains !
Si Allah était un corps impalpable ou palpable, Il serait semblable à nous, il Lui serait possible le changement, la maladie, la faiblesse, l’augmentation et la diminution. Or ceci, la raison le refuse tout comme la Loi. Pour ce qui est de la raison, il est impossible selon la raison que le Créateur ait une ressemblance avec Sa créature d’aucune manière que ce soit. Quant à la Loi, Allah a fait descendre dans le Qour’an :
 (layça kamithlihi chay’) [sourat Ach-Choura / 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Cette ‘ayah est explicite pour nous apprendre que Allah n’a pas de ressemblance avec le monde impalpable ni le monde palpable d’aucune manière que ce soit.


Avertissement : La confirmation de l’ouïe à Allah, tout comme la vue, est connue par l’argumentation rationnelle. Celui qui renie cela ou en doute, il
devient mécréant, qu’il ait appris ou qu’il n’ait pas appris.
Les règles importantes sont achevées, Allah est exempt d’imperfection et la louange est à Lui, le Seigneur des mondes.

 

L’Imam, le Mouhaddith, le Chaykh que Allah l’agrée et lui donne satisfaction a dit :
Avertissements :
Précisions sur une question
Le Chaykh a dit : La louange est à Allah Seigneur des mondes et que Allah
élève davantage le degré de notre maître Mouhammad
Parmi les questions importantes il y a :
Celui qui connaît les sortes de mécréance et qui fait la distinction entre la mécréance et la foi, s'il a eu un doute véritable quant au fait que lui soit survenue une mécréance certaine - c'est-à-dire qu'il n'y a pas de divergence
sur le fait que ce soit une mécréance dans son cas - il lui est un devoir de
prononcer les deux témoignages par précaution immédiatement, que le doute de cette personne au sujet de la survenue ou non de cette mécréance, soit fort ou faible, du moment où il s'agit d'un doute véritable. Donc dès lors que la personne a un doute véritable, elle décide fermement et immédiatement par son coeur de faire les deux témoignages et les prononce immédiatement par sa langue - c'est-à-dire la personne fait les deux témoignages avec l'intention de se débarrasser de cette mécréance si celle-ci est survenue de sa part, et elle ne retarde pas son témoignage, après cette décision, pour dire autre chose de plus. Celui-là sera sauvé du fait de retarder le témoignage par précaution. Par ailleurs, son témoignage lui est utile si cette mécréance lui ait véritablement arrivé.
Par contre, s'il retarde le témoignage par précaution par une parole ou par
autre chose, comme le fait de répéter l'intention alors qu'il y avait le doute
véritable et qu'il ne s'agit pas d'une simple pensée qui lui traverse l'esprit, il
devient mécréant pour avoir retardé les deux témoignages. Il lui faudra alors
faire les deux témoignages de manière catégorique car il se sera satisfait du
fait de rester sur la mécréance dans le cas où cette mécréance se serait
produite de sa part.
Le doute véritable - qu'il soit faible (la personne penche plus pour la non survenue de la mécréance que pour la survenue), où fort (la personne penche
plus vers la survenue que la non survenue) ou équivalent (la personne
penche autant pour la survenue que pour la non survenue de la mécréance) -
tout cela est un doute véritable.
Celui qui aura retardé le témoignage, puis l'a prononcé, ce témoignage lui suffira pour se débarrasser de la mécréance, c'est-à-dire, en sachant que ce
retard du témoignage durant cette période après la survenue du doute véritable revient à persister sur la mécréance.


Quant à celui de qui est provenue une parole laide, qui est interdite et dont le jugement (est-ce de la mécréance ou pas ?) échappe à beaucoup de ceux qui ne sont pas des savants ; il n'a pas su si c'est de la mécréance ou pas et il est parti posé la question et lorsqu'il a posé la question, il s'est avéré que ça n'était pas de la mécréance, celui-là ne sera pas déclaré mécréant pour avoir douté et pour avoir attendu la réponse. Mais s'il s'avère que cette parole est de la mécréance sans divergence, il doit faire les deux témoignages de manière catégorique. Et son retard de témoignage dans ce cas, serait une persistance sur la mécréance.


2/ Si quelqu’un a chuté dans une mécréance puis lorsqu’il a appris, il a su que c’est de la mécréance mais il ne se rappelait pas qu’il l’avait dite. Si, par la suite, il a témoigné par habitude1, ceci lui est profitable car il avait l’intention de rester loin de la mécréance et qu’il a voulu s’en débarrasser s’il s’en était  souvenu.
Mais s’il était entré dans la prière en ayant l’intention que c’est la prière des
musulmans et en croyant qu’elle est valable et qu’il y a prononcé les deux
témoignages en considérant que ce tachahhoud 2 en est une partie alors ce
tachahhoud ne lui est pas profitable car sa prière n’est pas valable et cette
prononciation des deux témoignages en fait partie. Et celui qui dit que ce
tachahhoud est profitable pour cette personne alors qu’elle croyait qu’elle est entrée dans une prière islamique selon ce qu’elle pensait et qu’elle a prononcé le tachahhoud comme en faisant partie, lui aussi commet de la mécréance et personne n’a d’excuse en cela, même s’il est nouvellement converti à l’Islam.
Mais, s’il n’a pas eu présent à l’esprit que cette personne croit en la validité
de cette prière, c’est à dire qu’il ne croyait pas que cette personne
accomplissait une prière islamique et que son tachahhoud en est une partie
alors il n’a pas commis de mécréance. Par contre, ce qui lui est nuisible c’est
le cas où il aurait pensé que cette personne est entrée dans une prière selon
la Loi de l’Islam et qu’il ait cru avec ça que son tachahhoud dedans lui est
profitable.
Ce jugement s’applique aussi, avec ses détails, au cas de celui qui fait le
‘adhan (l’appel à la prière).
En conclusion, celui qui a chuté dans une mécréance et qui a ensuite appris
les règles mais a oublié qu’il est dans la mécréance et a prononcé le tachahhoud dans la prière ou dans l’appel à la prière ou qu’il a répété après celui qui fait l’appel à la prière ou dans n’importe quel autre acte d’adoration, cela ne lui est pas profitable. [Il faut indispensablement un tachahhoud par lequel il ne met pas une intention que met le musulman qui veut tirer profit du dhikr].
Celui qui dit que cela lui est profitable car il ne lui est pas venu à l’esprit que celui qui priait pense que sa prière est valable ou qu’il a des récompenses et qu’il n’a eu présent à l’esprit que le fait qu’il ait mentionné les termes des deux témoignages et ne comprenait pas de significations contredisant la religion, il ne commet pas de mécréance.


3/ Ce qui est passé, c’est du passé. La personne raisonnable considère ce qui
va se produire dans le futur. Qu’ils remercient Allah qu’ils aient connu la vérité avant de mourir. Ce qui compte c’est l’état de la personne lors de sa mort.


Celui de qui est arrivé un doute véritable et qui n’a pas fait le témoignage, celui-là, même s’il se rappelle après 20 ans, qu’il soit ferme, qu’il s’empresse pour se sauver, pour sauver son âme. Ce qui est à prendre en compte, c’est l’avenir. Le passé est révolu. La personne se préoccupe de ce qui va venir. Qu’elle ne dise pas : « Moi, j’ai passé 60 ans, alors que j’étais sur cet état, comment je me déclare ? Comme étant tombé dans la mécréance ? Cela c’est une suggestion du Chaytan. Qu’il fasse les témoignages même si c’est un doute véritable. Il n’y a pas de perte en cela.