Ce qui annule l'Islam

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il est du devoir de tout musulman de conserver son Islam et de le garder de tout ce qui le corrompt, l’annule et le rompt, c’est-à-dire de l’apostasie, et c’est par Allah ta"ala que l’on recherche la protection.

An-Nawawiyy ainsi que d’autres ont dit : « L’apostasie compte parmi les sortes de mécréance les plus laides »[1].

A notre époque, le relâchement dans la parole est un fait si répandu qu’un certain nombre de gens prononcent des mots qui les font sortir de l’Islam sans considérer cela comme un péché alors que, bien pire, c’est de la mécréance.

 

Commentaire : Ceci valait de l’époque de "Abdou l-Lahi bnou Houçayni bni Tahir mais avant lui également depuis sept cent années les paroles de mécréances sont devenues nombreuses chez les gens, puis dans notre époque depuis soixante ans la situation s’est aggravée au Liban et ailleurs. Avant cela, la situation n’était pas de la sorte.

 

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ceci est conforme à la parole du Prophète [2] :

(( إِنَّ العَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمَةِ لا يَرىَ بِهَا بَأْساً يَهْوِي بِهَا فِي النَّارِ سَبْعِينَ خَرِيفاً)

 

(‘inna l-"abda layatakallamou bi l-kalimati la yara biha ba’san yahwi biha fi n-nari sab"ina kharifa) qui signifie : « Certes, il arrive que l'esclave de Allah prononce une parole dans laquelle il ne voit pas de mal[3], mais à cause de laquelle il chutera en enfer pendant soixante-dix automnes ».

 

Commentaire : C'est-à-dire qu'il chute à cause de cette parole pendant soixante-dix ans.

 

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : C'est-à-dire une distance parcourue en soixante-dix ans de chute pour atteindre le fond de l’enfer, le fond de l’enfer étant réservé aux mécréants.

 

Commentaire : Le musulman ne descend pas jusque-là, il y a parmi les musulmans ceux que le feu atteindra jusqu’aux chevilles, il y a ceux que le feu atteindra jusqu’aux genoux, il y a ceux que le feu atteindra jusqu’à la taille, il y a ceux que le feu brûlera plus que cela. Mais plonger jusqu’au fond de l’enfer qui est à une distance de soixante dix-ans, cela n’arrive qu’aux mécréants.

 

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ce hadith a été rapporté par At-Tirmidhiyy, qui lui a donné le degré de haçan.

 

Commentaire : Il a dit que c’est un hadith confirmé.

 

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le même sens, il existe un autre hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim[4].

 

Ce hadith est une preuve que la chute dans la mécréance ne requiert pas comme condition d'avoir eu connaissance de la loi correspondante[5], de s’être satisfait de l'acte ni d’avoir cru en la signification de la parole prononcée[6] comme le prétend à tort le livre Fiqhou s-Sounnah.

De même, la chute dans la mécréance ne requiert pas comme condition de ne pas être en colère tout comme An-Nawawiyy l’a signalé : Il a dit : « Si un homme s'emporte contre son fils ou son esclave et qu'il le frappe violemment et qu'un autre lui dit : « N'es-tu pas musulman ? », s'il répond délibérément[7] « non », il aura apostasié ». D'autres que lui l'ont dit, parmi les hanafiyy entre autres.

L’apostasie est de trois sortes, comme l’ont classée An-Nawawiyy, d’autres savants parmi les chafi"iyy et les hanafiyy, et d’autres encore[8] : croyances[9], actes[10] et paroles[11].

 

Commentaire : Le livre Fiqhou s-Sounnah, son auteur s’appelle Sayyid Sabiq, c’est un charlatan, il dit: « moi par le passé, j’ai donné tel avis, telle fatwa sur certaines choses et maintenant je donne d’autres fatwa, tout comme Ach-Chafi"iyy avait une ancienne école et une nouvelle école ». Mais Sayyid Sabiq ne vaut rien du tout.

 

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Chaque sorte se ramifie en des branches nombreuses. De la première sorte, il y a : le doute au sujet de Allah[12], de Son messager[13], du Qour’an[14], du jour dernier, du paradis, de l’enfer[15], de la récompense[16], du châtiment[17] ou de tout autre chose du même genre faisant partie de ce qui fait l’objet de l’Unanimité[18], ou de croire que le monde existe de toute éternité par son genre et sa composition[19] ou bien par son genre seulement[20],

 

Commentaire : Celui qui renie un sujet de la religion sur lequel il y a Unanimité, c'est-à-dire que tous les savants se sont accordés à ce sujet, il devient mécréant, à condition que ce soit connu d’évidence dans la religion. Cependant, s’il y a Unanimité sur ce sujet mais que ce n’est pas connu d’évidence dans la religion c'est-à-dire, si c’est quelque chose qui échappe à de nombreux musulmans, celui qui le renie par ignorance ne devient pas mécréant mais on lui enseigne ce qui est juste.

 

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ou nier un des attributs de Allah qui sont obligatoirement Siens par Unanimité, comme le fait qu’Il sache tout[21], ou attribuer à Allah ce dont Il est obligatoirement exempt par Unanimité, comme le corps[22].

 

Commentaire : Celui qui considère Allah comme étant un corps, il devient mécréant, il n’aura pas connu Allah. Certains ont contredit à ce sujet mais leur parole est réfutée. La parole correcte est : Celui qui attribue le corps à Allah, il n’a pas connu son Seigneur et il est mécréant ; tout comme l’a dit Ach-Chafi"iyy, 'Ahmad et autres que eux deux.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : ou considérer licite ce qui est illicite selon l'Unanimité, connu d'évidence dans la religion comme étant illicite et ne pouvant échapper à la personne concernée, comme la fornication, la sodomie, le meurtre, le vol ou l'usurpation ; ou également considérer illicite ce qui est licite de façon manifeste comme la vente et le mariage[23] ;

 

Commentaire : Celui qui interdit la vente et celui qui interdit le mariage devient mécréant. Et celui qui se rend licite la fornication, le vol, le meurtre ou ce qui est du même ordre, il devient mécréant.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : ou également nier l'obligation d'un devoir faisant l'objet de l'Unanimité, tel que les cinq prières ou une seule prosternation de ces prières, la zakat, le jeûne, le hajj ou le woudou';

 

Commentaire : Egalement celui qui nie le caractère obligatoire de ce qui est obligatoire par l’unanimité et qui est connu d’évidence de la religion comme tel, il devient mécréant.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : ou également considérer obligatoire ce qui ne l'est pas par Unanimité ;

 

Commentaire : celui qui rend obligatoire ce que Allah n’a pas rendu obligatoire selon l’unanimité des savants de l’Islam, il devient mécréant. Comme cet homme Mouhammad Al-Khaznawiyy qui a dit que la Tariqah est une obligation, or la Tariqah n’est pas un devoir selon l’unanimité.

 

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : ou encore nier le caractère méritoire selon la Chari"ah de ce qui est méritoire selon la Chari"ah par Unanimité[24]. Il y a aussi décider d'apostasier dans le futur[25], ou de faire dans le futur une des choses citées ci-dessus ou hésiter entre apostasier ou non[26], mais pas si cela traverse l'esprit sans qu'on l'ait voulu ;

 

Commentaire : Le fait que cela traverse l'esprit sans que ce soit délibéré n’est pas de la mécréance. Si cela traverse l’esprit, cela veut dire que cela vient à son cœur sans qu’il l’ait voulu.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : ou nier le statut de compagnon de notre maître Abou Bakr, que Allah l'agrée[27], ou le message de l'un des messagers dont le message fait l'objet de l'Unanimité[28] ;

 

Commentaire : celui qui renie le message de n’importe quel messager dont le statut de messager fait l’objet de l’unanimité, devient mécréant. Celui qui renie la prophétie de notre maître Adam devient mécréant. Celui qui renie qu’il était messager également, devient mécréant. Les wahhabites prétendent que le premier des prophètes est Nouh et non pas Adam et cela est de la mécréance.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ou renier[29] par entêtement une lettre faisant partie du Qour’an selon l’unanimité[30] ou lui rajouter une lettre rejetée par l’unanimité en croyant qu’elle en fait partie[31].

 

Commentaire :Celui qui ajoute une lettre dans le Qour’an ou qui en enlève une par entêtement devient mécréant.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Démentir un messager, lui attribuer un défaut ou utiliser un diminutif de son nom par dénigrement.

 

Commentaire : celui qui a voulu utiliser un diminutif pour le nom du prophète 'Ahmad et qui a dit ('ouhaymid) ou au sujet du prophète de Allah Salih, il a dit (Souwaylih), cela n’est pas permis. Et s'il l'a dit à titre de rabaissement, il devient mécréant.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ou considérer possible le statut de prophète pour quelqu’un venant après notre prophète Mouhammad.

 

Commentaire : S’il dit qu’il est possible que vienne un nouveau prophète après Mouhammad, il devient mécréant.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : La deuxième sorte, les actes : comme une prosternation pour une idole ou pour le soleil que ce soit pour les adorer ou dans un autre but, dans les deux cas c’est de la mécréance.

 

Commentaire : La prosternation pour le soleil et pour la lune est de la mécréance. On ne cherche pas à savoir s’il s’est prosterné par adoration ou pour autre que l’adoration. S’il a dit « moi je me suis prosterné pour le soleil » ou « moi je me suis prosterné pour les statues »[32] nous le jugeons mécréant, nous le jugeons apostat. Mais si un homme se prosterne pour un homme, nous ne le déclarons mécréant que si cette prosternation était dans l’intention de l’adorer car il se peut qu’un homme se prosterne pour un homme par respect uniquement, et ceci est haram, interdit.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : De même la prosternation pour toute autre chose dans le but de l’adorer est de la mécréance, comme lorsque certains ignorants se prosternent pour de prétendus chaykh soufis, c'est-à-dire s’ils se prosternent pour adorer leurs chaykh. Si ce n’est pas pour les adorer, ce n’est pas de la mécréance mais c’est interdit.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : La troisième sorte, les paroles : elles sont très nombreuses et on ne peut les énumérer exhaustivement. Parmi elles, il y a traiter un musulman de mécréant, en visant par là qu’il est véritablement mécréant, c'est-à-dire que ce n’est pas dans le simple but de l’assimiler aux mécréants

 

Commentaire : S’il avait pour conviction que cette personne était musulmane et qu’il lui dit « tu n’es pas musulman », il n’a pas visé par là qu’il n’est pas un musulman accompli mais il a catégoriquement nié le fait d’être musulman, alors il devient mécréant. Egalement s’il dit à un musulman « tu es mécréant » s’il visait par là qu’il n’était pas musulman, il devient mécréant mais s’il visait par là qu’il ressemble aux mécréants en raison de son mauvais acte, il ne devient pas mécréant.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Comme se moquer d’un des noms de Allah ta"ala[33], de Sa promesse ou de Sa menace, pour quelqu’un à qui il n’échappe pas[34] que ceci est attribué à Allah soubhanah.

 

Commentaire : s’il se moque de la promesse de Allah, le paradis pour les obéissants ou de Sa menace, c’est-à-dire ce par quoi Allah fait peur à Ses esclaves comme le châtiment de l’enfer, s’il dit « cela est léger, ce n’est pas grave », il devient mécréant. Cependant, insulter l’enfer et le maudire est permis car l’enfer, Allah ne l’agrée pas et nous ne l’aimons pas. Allah ta^ala dit (wa sa’at masira) [sourat An-Niça/115].

 

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Comme dire : (si Allah m'ordonnait de faire telle chose, je ne le ferais pas) ou (si la qiblah était changée vers telle direction, je ne m'orienterais pas vers elle pour prier) ou (si Allah me donnait le paradis, je n'y entrerais pas), par dédain ou par entêtement dans tout cela[35].

 

Comme dire encore : (Si Allah me punit parce que je ne prie plus avec la maladie que j'ai, Il sera injuste envers moi)[36].

Ou dire au sujet d'un acte : (c'est arrivé sans que Allah l'ait prédestiné) ; ou dire : (Si tous les prophètes) ou (tous les anges) ou (tous les musulmans témoignaient devant moi de telle chose, je ne l'accepterais pas d'eux) ;

 

Commentaire : si quelque chose se produit et qu’il a dit « cela n’a pas été prédestiné par  Allah », il devient mécréant car toute chose est prédestinée par Allah. Allah ta"ala dit : (’inna koulla chay’in khalaqnahou bi qadar) [sourat Al-Qamar/49]. Egalement devient mécréant celui qui dit « si tous les prophètes » ou « tous les anges » ou « tous les musulmans témoignaient devant moi de telle chose, je ne l’accepterais pas d’eux » car sa parole englobe les musulmans, les prédécesseurs et ceux qui sont venus après eux, celui-là aussi devient mécréant.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : ou dire : « je ne ferai pas ceci, même si c’est recommandé » dans l’intention de se moquer.

 

Commentaire : comme s’il a été dit à quelqu’un « coupe tes ongles, c’est recommandé » et il a dit : « je ne le fais pas même si c’est recommandé », en voulant se moquer du jugement de la Loi, il devient mécréant. Mais s’il dit « moi je ne le fais pas » mais il ne veut pas se moquer de la Loi, il ne devient pas mécréant.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : ou dire : « Si untel était prophète, je ne croirais pas en lui ».

 

Commentaire : Devient mécréant celui qui dit « si untel était prophète je ne croirais pas en lui ». De nos jours, un des responsables de ceux qui se réclament de An-Naqchabandiyyah, a raconté un récit de mécréance. Il a dit que Mouça aurait vu un chien lépreux, et que Allah aurait dit à Mouça « Si tu dis que tu es meilleur que ce chien lépreux, je t’efface du registre des prophètes » ! Ce responsable a dit « il n’y a pas de mal dans cette histoire car elle indique la modestie. » Quelle ignorance, qui doute que n’importe quel musulman est meilleur qu’un chien ? Qui doute de cela ? Que dire alors de Mouça le prophète de Allah !

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : ou dire à un savant qui donne un avis de jurisprudence : (Qu'est-ce que c'est que cette Loi ?) en voulant dédaigner le jugement de la Loi de l'Islam[37], ou dire : (La malédiction de Dieu est sur tous les savants) en visant l'absolue totalité d'entre eux[38]. Quant à celui qui n’a pas voulu maudire par là l’absolue totalité des savants mais a seulement voulu maudire par cette phrase les savants de son époque parce qu’il pense d’eux qu’ils sont mauvais, et qu’il y avait dans le contexte de la discussion ce qui indique cette restriction[39], il ne devient pas mécréant, même si ses propos ne sont pas saufs de désobéissance ; ou dire : (Je n'ai plus rien à voir avec Allah) ou (avec les anges) ou (avec le Prophète) ou (avec la Chari^ah) ou (avec l'Islam),

 

Commentaire : celui qui dit ces phrases devient mécréant mais celui qui dit « je suis innocent du nabiyy », s’il dit moi je visais la terre surélevée, je n’ai pas visé notre prophète            Mouhammad, il n’est pas déclaré mécréant s’il est véridique en ce qu’il dit. Et la Loi       (chari"ah) c’est ce que Allah a révélé à Ses prophètes, c’est l’ensemble des jugements qui sont descendus par révélation.

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde, a dit :ou dire : (Je ne connais pas ce jugement) en voulant ironiser sur le jugement révélé par Allah.

 

Commentaire : celui qui dit : « je ne connais pas le jugement » après qu’un juge lui ait donné le jugement de la Loi par exemple, et que son objectif était d’ironiser sur la Loi et qu’il n’accordait pas de considération à ce jugement, c’est un mécréant apostat.

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde, a dit :Il y a aussi dire après avoir rempli un verre : [ وَكَأْساً دِهَاقاً ](wa ka'san dihaqa) [An-Naba' / 34] ; ou après avoir achevé une boisson dire : [ فَكَانَتْ سَرَاباً ](fakanat saraba) [An-Naba' / 20] ; ou au moment de peser ou de mesurer un volume : [ وَإِذَا كَالُوهُمْ أَوْ وَزَنُوهُمْ يُخْسِرُونَ ](wa 'idha kalouhoum 'aw wazanouhoum youkhsiroun) [Al-Moutaffifin / 3]; ou à la vue d'un rassemblement : [ وَحَشَرْنَاهُم فَلَمْ نُغَادِرْ  مِنْهُمْ أَحَداً ]                       (wa hacharnahoum falam noughadir minhoum 'ahada) [Al-Kahf / 47], tout ceci par dédain envers la signification de ces 'ayah et de même en toute situation où le Qour'an est utilisé dans ce but. Si ce n'était pas dans ce but-là, celui qui le dit ne commet pas de mécréance, mais le Chaykh 'Ahmad Ibnou Hajar Al-Haytamiyy a indiqué que c'est illicite.

 

Commentaire : celui qui a utilisé ces ayah du Qour’an dans ces occasions-là comme s’il remplissait un verre d’eau et qu’il a dit « wa ka’san dihaqa » dans l’intention de se moquer de ce que Allah a promis aux croyants au paradis en tant que boissons délicieuses, alors il devient mécréant. La signification de « wa ka’san dihaqa », c'est-à-dire des verres remplis de boisson[40]. Ibnou Hajar a dit « citer ces ayah dans ces occasions, même si ce n’est pas par moquerie, c’est interdit car c’est un manque de respect à l’égard du Qour’an.

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde, a dit :De même, devient mécréant celui qui insulte un prophète ou un ange, ou dit : (Je serais un vrai proxénète si je priais), ou (Je n'ai rien gagné de bon depuis que je fais la prière) ou bien (la prière, ce n'est pas pour moi) dans l'intention de se moquer ;

 

Commentaire : Celui qui dit ces phrases sort de l’Islam. Il n’y a pas de différence dans le fait d'insulter un ange, entre le fait que ce soit Jibril, "Azrail ou autre qu’eux.

Quant à celui qui dit « je serais un vrai proxènete[41] si je priais » il se sera moqué de la prière, il l’aura rabaissée, c’est pour cela qu’il devient mécréant. C’est le même jugement pour celui qui dit : « je n’ai rien gagné de bon depuis que je fais la prière » et semblable à cela la parole de certains gens du commun qui disent : « jeûne et fais la prière, tu seras atteint de pauvreté » ceci est un rabaissement au sujet de la prière et du jeûne et c’est de la mécréance.

 

De même celui qui dit : « la prière ce n’est pas pour moi » dans l’intention de se moquer, il devient mécréant. Mais si une femme qui a les menstrues dit : « la prière ce n’est pas pour moi » et que son intention c’est que la prière n’est pas valable de sa part durant les jours où elle a les menstrues, cela n’est pas de l’apostasie. Egalement si quelqu’un est éprouvé par l’incontinence d’urine et qu’il est ignorant, il ne connaît pas les jugements de l’incontinence (l’incontinence est le fait que l’urine coule en continue), il pensait qu’il ne peut pas faire la prière selon le jugement de la loi jusqu’à ce qu’il guérisse de cette incontinence, s’il dit cette phrase par ignorance, il n’est pas déclaré mécréant.

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde, a dit :ou celui qui dit à un musulman : (Je suis ton ennemi et l'ennemi de ton Prophète) ou bien à un descendant du Prophète : (Je suis ton ennemi et l'ennemi de ton ancêtre) en visant le Prophète ; ou celui encore qui dit des choses du même genre que ces expressions laides et abominables.

 

Commentaire : Parmi les phrases de mécréance qui font tomber dans l’apostasie c’est que quelqu’un dise à un musulman : « je suis ton ennemi et l’ennemi de ton prophète » le rabaissement en cela est clair c’est pour cela que celui qui le dit est déclaré mécréant. Les savants parmi lesquels Abou Youçouf Al-Qadi et Ibnou Sahnoun Al-Malikiyy ont dit au sujet de celui qui insulte le prophète, « celui qui doute de sa mécréance et de son châtiment, il devient mécréant ». Si cela concerne celui qui insulte le prophète, que dire donc de celui qui insulte  Allah ta"ala.

Egalement devient mécréant celui qui dit à un descendant du prophète, c'est-à-dire quelqu’un qui est Haçaniyy ou de Houçayniyy c'est-à-dire qui est descendant de Al-Haçan ou Al-houcayn qui sont tous deux les petits-fils du messager de Allah, c'est-à-dire les fils de sa fille Fatimah : « je suis ton ennemi et l’ennemi de ton ancêtre », il devient mécréant s’il a visé le prophète en disant « ton ancêtre ». Par contre, s’il a visé un ancêtre inférieur et qu’il n’a pas visé le prophète, il n’est pas déclaré mécréant.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : De nombreux spécialistes du fiqh, tels que le spécialiste du fiqh hanafiyy Badrou r-Rachid[42] et le juge malikiyy Al-Qadi "Iyad[43] en ont énuméré beaucoup. Il convient donc d'en prendre connaissance car celui qui ne connaît pas le mal risque d'autant plus d'y tomber.

 

Commentaire : certains spécialistes du Fiqh, qu’ils soient chafi"iyy ou Malikiyy ou d’autres, ont mentionné de nombreux exemples d’apostasie et ceux qui en ont énuméré le plus sont les Hanafites.

 

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : La règle est que toute croyance, tout acte ou toute parole qui signifie une moquerie ou un dédain à l'égard de Allah, de Ses Livres, de Ses messagers, de Ses anges, des signes de la religion agréée par Allah[44], de Ses lois, de Sa promesse ou de Sa menace est une mécréance. Alors, que l'homme prenne garde à cela, de toutes ses forces dans n'importe quelle situation.

 

Commentaire : ce qui indique le rabaissement et le manque de respect d'une des choses qui ont été citées est de la mécréance. Quant à ce qui indique un manque de considérationqui n’arrive pas jusqu’à la moquerie, c'est-à-dire ce qui comporte un manquement dans la glorification et le respect, cela est interdit.

 

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L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : L’auteur que Allah lui fasse miséricorde, a dit :Il est du devoir de celui qui a commis une apostasie de revenir immédiatement à l'Islam, en prononçant les deux témoignages et en abandonnant la cause de son apostasie. Il est de son devoir de regretter ce qu'il a commis et d'avoir la ferme intention de ne pas récidiver.

 

Commentaire : le jugement de la Loi pour celui qui est tombé dans l’apostasie c’est qu’il doit revenir à l’Islam en prononçant les deux témoignages, en délaissant ce qui a été la cause de l’apostasie, c'est-à-dire la chose par laquelle l’apostasie a eu lieu. Il lui est un devoir de regretter l’apostasie qui s’est produite et d’avoir la ferme volonté de ne pas refaire la même chose. Mais avoir la ferme volonté n’est pas une condition pour la validité de l’entrée en Islam. C'est-à-dire que s’il fait les témoignages dans l’intention de se débarrasser de la mécréance, son Islam est valable. Il est un devoir après cela d’avoir la ferme volonté de ne pas revenir et refaire la même chose pour la validité du repentir. Il est un devoir aussi de regretter d’avoir commis cela. Quant aux péchés qu’il avait commis avant cela, ils ont besoin d’un repentir également.

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde, a dit :Par l'apostasie, son jeûne est rompu, ainsi que son tayammoum, son mariage avant la consommation ainsi qu'après s'il ne revient pas à l'Islam pendant la période d'attente postmaritale. Le contrat de mariage d'un apostat avec une musulmane ou une non musulmane n'est pas valable non plus. Il est illicite de manger ce qu'il égorge. Il n'hérite pas et on n'hérite pas de lui. On ne fait pas la prière funéraire pour lui. On ne le lave pas, on ne l'enveloppe pas dans un linceul, on ne l'enterre pas dans un cimetière de musulmans et ses biens sont dépensés dans l'intérêt des musulmans.

Commentaire :ce qui vient d’être cité ici représente une partie des jugements relatifs à l’apostat. Parmi ceux-là, il y a le fait que le contrat de mariage non consommé est annulé par l’apostasie de l’un des deux époux. L’apostasie avant la consommation annule le contrat de mariage et la femme ne lui est pas licite même s’il revient à l’Islam ou qu’elle revient à l’Islam, sauf avec un nouveau contrat de mariage. Par contre, si l’apostasie a eu lieu après la consommation, si celui des deux époux qui a commis de l’apostasie revient à l’Islam avant la fin de la période d’attente postmaritale qui est de 3 périodes intermenstruelles et pour la femme enceinte, jusqu'à cequ’elle accouche, alors le contrat de mariage est valable sans renouvellement, le contrat devient valide sans avoir à le renouveler. Mais si la période d’attente s’écoule avant que celui des deux qui a apostasié ne revienne à l’Islam, le contrat de mariage n’est plus valide mais il faudra un nouveau contrat. Egalement parmi ces jugements, il n’est pas valable que l’apostat se marie, ni avec une apostate comme lui, ni avec une musulmane, ni une juive, ni une chrétienne, ni une idolâtre.

Parmi ces jugements, il y a également le fait que ce qu’égorge l’apostat n’est pas licite à la consommation. De même, il n’hérite pas c'est-à-dire qu’il n’hérite pas de son proche musulman qui meurt et ce, selon l’unanimité. Et son proche musulman n’hérite pas de lui si cet apostat meurt. Aussi, on n’accomplit pas la prière funéraire en sa faveur. C'est-à-dire que la prière n’est pas permise en sa faveur lorsqu’il meurt. Il n’est pas lavé non plus, c'est-à-dire que ce n’est pas un devoir que de le laver, mais s’il est lavé, il n'y a pas de péché en cela. On ne l’enveloppe pas dans un linceul mais s’il est enveloppé, cela n’est pas interdit. Et on ne l’enterre pas dans un cimetière de musulmans, c'est-à-dire que cela n’est pas permis. Celui donc qui l’enterre dans un cimetière de musulmans commet un péché. Parmi les jugements c’est que son bien est dépensé dans l’intérêt des musulmans c'est-à-dire que le bien que laisse l’apostat après sa mort est dépensé dans l’intérêt des musulmans.

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L’auteur que Allah lui fasse miséricorde, a dit :Il est du devoir de chaque personne responsable d'accomplir tous les actes que Allah lui a rendu obligatoires. Il est de son devoir de les accomplir conformément à ce que Allah lui a ordonné de faire, en effectuant leurs piliers et en remplissant leurs conditions de validité et en se gardant des choses qui les annulent.

 

Commentaire : Il est un devoir d’accomplir les obligations que Allah a ordonné de faire à Ses esclaves, que ce soit la prière, le jeûne, la zakat, le pèlerinage et autre, de la manière dont Allah a ordonné de l’accomplir en accomplissant les piliers et en remplissant les conditions de validité. Il ne suffit pas d’accomplir l’image des actes.

Sa parole « en se gardant des choses qui les annulent », on en comprend que la personne doit connaître ce qui annule ses obligations afin de les éviter.

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde, a dit :Il est un devoir d'ordonner à celui qu'on a vu en délaisser quelque chose ou qu’on a vu les pratiquer d'une manière incorrecte, de les pratiquer de façon correcte.

 

Commentaire : Il est un devoir pour la personne responsable d’ordonner à celui qu’elle a vu délaisser une partie des obligations de les accomplir, et d'ordonner à celui qu’elle a vu les accomplir d’une manière qui n’est pas correcte, de l’accomplir de la manière correcte.

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde, a dit :Il est de son devoir de l'y contraindre si on en a la capacité.

 

Commentaire : Celui qui a su que quelqu’un n’accomplit pas ses obligations de manière correcte, ou les délaisse totalement, et qu’il n’obéit que par la contrainte alors c’est un devoir de l’y contraindre c'est-à-dire de l’obliger à le faire si on en est capable.

 

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde, a dit :Sinon, il est un devoir de le réprouver par le cœur dans le cas où on est dans l'incapacité de contraindre ou d'ordonner, ceci étant le minimum que la foi exige, c'est-à-dire le minimum que l’on doit faire en cas d'incapacité à agir.

 

Commentaire : celui qui ne peut pas contraindre la personne qui délaisse une partie des obligations ou qui les accomplit d’une manière qui n’est pas correcte comme s'il a su qu’il faisait une prière qui n’était pas correcte, ou qu’il jeûnait un jeûne qui n’étaitpas correct ou qu’il faisait un pèlerinage qui n’était pas correcte, alors c’est un devoir pour lui de renier par le cœur, c'est-à-dire de détester l’acte de cette personne qui est contraire à la Loi par son cœur. S’il renie par son cœur, il est sauvé de la désobéissance et c’est le minimum qu’exige la foi, c'est-à-dire ce qui comporte le moins de récompenses.

On en comprend qu’il est un devoir pour l’homme lorsqu’il a pris connaissance que quelqu’un a commis un péché, même s’il était absent, de détester par le cœur l’acte de cet homme qui a commis ce péché. Mais s’il pouvait renier par la main ou par la parole, il ne lui est pas suffisant de renier par le cœur uniquement.

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde, a dit :Il est un devoir de se garder de toutes les choses illicites, de les interdire à celui qui les commet et de l'en empêcher par la contrainte si on en est capable. Sinon, il est un devoir de les réprouver par le cœur.

 

Commentaire : Ceci vaut dans le cas où ces choses blâmables sont par exemple des instruments de musique interdits, des images d’êtres pouvant vivre sous cette apparence, en les détruisant pour celui qui en est capable. S’il s’agit de vin ou d’alcool, c’est en les déversant. Et en tout cela il est une condition que l’acte n’entraîne pas quelque chose de plus grave que ce qui est blâmable d’origine. Sinon ce n’est pas permis car cela reviendrait à délaisser quelque chose de blâmable pour quelque chose d’encore plus blâmable et c’est cela la signification de sa parole « sinon il est un devoir de le réprouver par le cœur ».

 

L’auteur que Allah lui fasse miséricorde, a dit :L'illicite, c’est ce dont Allah a menacé du châtiment celui qui le commet et a promis la récompense à celui qui le délaisse. Son opposé, c’est l’obligation.

 

Commentaire :Ceci est l’explication de l’illicite (Al-haram). Al-haram, Allah a ordonné à Ses esclaves de l’éviter, c'est-à-dire qu’en le commettant il y a un châtiment dans l’au-delà et en s’en détournant, il y a une récompense.



 




[1] C'est-à-dire que l’apostasie fait partie des sortes de mécréance les plus laides car elle fait partir toutes les récompenses des bon actes, alors que les péchés restent. Cela ne signifie pas que toutes les sortes d’apostasie sont pires que la mécréance des mécréants d’origine, car la plus grave des mécréances c’est de renier l’existence de Allah et la croyance que Allah s’incarne dans les choses et la parole des Ahlou l-wahdah qui disent que Allah est la totalité de ce monde.

[2] Ce qui s’est produit est conforme à sa parole salla l-Lahou "alayhi wa sallam.

 

[3] C'est-à-dire qu’il se peut que l’homme dise une parole qu’il ne considère pas nuisible pour lui, qu’il ne considère comme étant une désobéissance, alors qu’elle lui ferait mériter la descente au fond de l’enfer, qui est un lieu réservé pour les mécréants. En effet les désobéissants des musulmans n’arriveront pas au fond de l’enfer qui est à une descente de soixante-dix ans en profondeur.

 

[4] Le hadith est : (‘Inna l-"abda layatakallamou bi l-kalimah ma yatabayyanou fiha yazillou biha fi n-nari ab"ada mimma bayna l-machriqi wa l-maghrib).Cela veut dire que l’homme peut sortir de l’Islam sans vouloir en sortir et sans qu’il ne change l’Islam pour une autre religion.

 

[5] C'est-à-dire que si la personne savait que cette parole est une parole de mécréance ou si elle ne savait pas, elle est donc dans les deux cas jugée mécréante.

 

[6] Egalement ce n’est pas une condition de croire par le cœur au sens de ce terme mais du simple fait qu’il ait dit cela par sa propre volonté tout en comprenant la signification qui est de la mécréance, il devient mécréant et Sayyid Sabiq a contredit tous les musulmans sur cette question.

 

[7] C'est-à-dire sans que ce soit par lapsus.

[8] C'est-à-dire que l’apostasie peut avoir lieu par la parole, par l’acte ou par la croyance t out comme l’ont dit les savants Chaf"ites, Hanafites et autres parmi les Malikites et les Hanbalites.

[9] Ils se sont basés, pour cette classification, sur le Qour’an honoré. Ainsi Sa parole ta"ala : « Innama l-mou’minouna l-ladhina ‘amanou bi l-lahi wa raçoulih, thoumma lam yartabou » [sourat Al-Houjourat /15], qui signifie : « Certes les croyants sont ceux qui ont cru en Allah et en Son messager, et qui n’ont pas douté ». On en comprend qu’une sorte de mécréance est par la croyance car le doute a lieu par le cœur.

[10] La parole de Allah : « La tasjoudou li ch-chamsi wa la li l-Qamar » [sourat Foussilat /37] ce qui signifie : « Ne vous prosternez pas pour le soleil ou pour la lune ». On en comprend qu’il y a une sorte de mécréance par les actes.

[11] Sa parole ta"ala : ‘Yahlifouna bi l-lahi ma qalou wa laqad qalou kalimata l-koufri wa kafarou ba"da ‘islamihim) [sourat At-Tawbah/74] ce qui signifie : « Ils jurent par le nom de Dieu qu’ils n’ont pas dit cela alors qu’ils ont dit la parole de mécréance et ils sont devenus mécréants après avoir été musulmans ». On en comprend qu’il y a une sorte de mécréance par la parole.

[12] Celui à qui survient le doute au sujet de l’existence de Allah, il devient mécréant.

[13] C'est-à-dire au sujet du message du messager, d’un messager que Allah a envoyé et dont le statut de prophète est connu d’évidence de la religion.

[14] C'est-à-dire au sujet de sa descente sur notre maître Mouhammad salla l-Lahou "alayhi wa sallam.

[15] C'est-à-dire celui qui doute si cela aura lieu ou pas.

[16] C’est la rétribution par laquelle Allah rétribuera le croyant dans l’au-delà pour les bons actes et c’est la rétribution qui va réjouir le croyant.

[17]C’est ce qui va chagriner l’esclave ce jour-là comme l’entrée en enfer ou un châtiment moindre que cela.

[18] C'est-à-dire que les musulmans ont été unanimes sur le fait que c’est quelque chose d’obligatoire, et ce, de manière manifeste, clair et qui est connu par le savant et l’ignorant.

[19] Tout comme l’ont dit les anciens philosophes.

[20] Tout comme l’a dit Ibnou Taymiyah, il a été en accord avec les philosophes les plus récents.

[21] Et ce car la confirmation des treize attributs peut-être connue par la raison.

[22] Le corps, c’est ce qui est composé de deux jawhar (substance élémentaire) ou plus. Et ce, quand un jawhar se réunit à un deuxième, il constitue ce qui accepte la division.

[23] C'est-à-dire que celui qui interdit, c'est-à-dire qui considère comme faisant mériter le châtiment dans l’au-delà, quelque chose qui est licite chez le musulman, connu d’une manière apparente chez eux comme étant licite, c'est-à-dire que le savant tout comme l’ignorant le savent, comme la vente ou le mariage, celui-là devient mécréant.

 

[24] C'est-à-dire que ce qui est méritoire dans la religion, d’évidence, c'est-à-dire sans réflexion ni argumentation, c'est-à-dire que c’est connu de manière apparente d’une connaissance dans laquelle s’associent le savant et l’ignorant comme les rawatib, des 5 prières obligatoires et le woudou.

 

[25] Celui qui décide par son cœur de devenir mécréant dans le futur devient mécréant sur le champ.

 

[26] Egalement celui qui hésite à faire ou non telle chose, il devient mécréant sur le champ.

 

[27] Celui qui renie, c'est-à-dire qui croit que Abou Bakr n’était pas un compagnon du messager de Allah, devient mécréant.

[28] Ce qui est visé par message ici c’est ce qui englobe également le statut de prophète.

[29] C’est-à-dire rejeter.

[30] C’est-à-dire que les musulmans se sont accordés à dire que cette lettre fait partie du Qour’an.

[31] C'est-à-dire non pas dire par erreur que cela fait partir du Qour’an. Quant à celui qui a ajouté une lettre dans le Qour’an par ignorance ou en raison du son (pour faire joli selon lui) sans pour autant croire que cette lettre fait partie du Qour’an, il ne devient pas mécréant.

[32] C’est ce que les gens adorent en dehors de Allah que ce soit en fer, en bois ou autre.

[33] Celui qui se moque d’un des noms de Allah c'est-à-dire qui le rabaisse, devient mécréant.

[34] C'est-à-dire que la chose dont il s’est moqué n’échappe pas à celui qui s’en est moqué, il savait que cela était dans la religion de l’Islam.

[35] Celui qui dit ces phrases devient mécréant s’il les dit par dédain et moquerie concernant l’ordre que Allah a donné à Ses esclaves, ou par moquerie de la Qiblah ou par moquerie du paradis ou si c’est par entêtement.

[36] Si quelqu’un était malade et qu’il a perdu patience suite à sa maladie et qu’il lui a été dit « fais la prière, ne délaisse pas a prière, elle est obligatoire pour toi », s’il répond « si Allah me punit parce que je ne prie plus avec la maladie que j’ai alors Il sera injuste envers moi », il devient mécréant car il y a en cela une moquerie et un rabaissement de Allah ta"ala.

 

[37] Mais s’il ne visait pas le dédain à l’égard de la Loi de l’Islam, s’il a simplement voulu renier ce que lui a dit cet homme qui a donné un avis faux, comme s’il lui dit « qu’est-ce que tu prétends comme étant une loi alors que ça n’appartient pas à la Loi de l’Islam ? » dans ce cas il ne devient pas mécréant.

 

[38] Cette phrase est une apostasie si l’on visait la globalité c'est-à-dire la généralité.

 

[39] Celui qui dit « la malédiction de Dieu est sur tous les savants » alors qu’il y a dans le contexte ce qui indique qu’il n’a pas visé la généralité, comme si par exemple il a cité, lui ou quelqu’un d’autres, des savants corrompus et il a dit « la malédiction de Dieu est sur tous les savants » ces paroles peuvent être expliquées par « tout savant qui fait partie de cette catégorie », dans ce cas il ne devient pas mécréant.

 

[40] Lorsque le récipient dans lequel on boit est rempli de boisson, on l’appelle Ka’s mais s’il n’est pas rempli de boisson, il n’est pas appelé Ka’s, il est appelé Koub.

[41] Le proxénète est celui qui ramène les clients aux prostituées. Quant à Rajoulatou n-niça c’est la femme qui fait des choses pour ressembler à l’homme. Ad-Dayyouth c’est celui qui est au courant d’une fornication parmi des gens de sa famille mais qui se tait alors qu’il est capable de l’empêcher.

[42] Badrou r-Rachid est un spécialiste du Fiqh Hanafiyy qui fait partie des gens qui ont vécu au 8ème siècle de l’Hégire. Il a composé un épître qu’il a intitulé « Riçalatoun fi alfadhi l-koufr » : « épître concernant les paroles de mécréance ».

[43] Il est mort au 6ème siècle de l’Hégire.

 

[44] Le mot cha"a’ir et le mot ma"alim ont le même sens ici, c'est-à-dire ce qui est réputé comme faisant partie de la religion.